[GSXR-750] – 280km – Première mise en bouche !

Canon. C’est bien le mot qui me vient en tête lorsque je regarde de près ou de loin cette GSX-R 750 K6… K6 pour 2006 pour celles et ceux qui ont du mal à suivre… en fait chaque année correspond à un modèle avec ses spécifications et ses coloris… généralement ça va de 2 ans en 2 ans… sauf exception ! Mais par exemple le K4 et le K5 ont le même châssis, même moteur, même spécifications… le K6 et le K7 sont l’évolution du K5… bref… je ne vais pas refaire un schéma de l’historique de cette fabuleuse machine… le GSX-R vaut à la moto ce que Jaques Martin vaut à l’école des Fans !

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Quelques modifications vont avoir lieu, trois fois rien, je la trouve parfaite comme elle est en full stock. Sur cette photo ci-dessus, mon GSX-R alors que je n’avais même pas encore signé le bon de livraison. On distingue les autocollants sur le réservoir et cette bavette arrière qui pour une fois n’est pas si vilaine que ça je trouve. Bien évidemment elle va tomber lorsque j’aurais la plaque définitive… sous la quinzaine qui arrive…

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0km. Quel délice de découvrir ce compteur à 0 sur tous les trips. Même sur le général. Ça méritait bien une petite photo. Et dieu merci il faisait beau samedi dernier. Quelques changements vis-à-vis du GSR. Déjà on perd la superbe lisibilité du tableau de bord du GSR mais on retrouve en contre parti une ambiance nettement plus sportive avec ce fond de compteur blanc. Toujours l’indicateur de rapport engagé, si pratique au quotidien. La vitesse en gros chiffre, bien lisible même en roulant. En dessous on retrouve les Trips kilométriques avec cette fois une nouveauté pour moi : le « res.trip ». En fait il consiste à indiquer le nombre de km effectué depuis que le témoin d’essence c’est allumé. D’après certain très pratique, d’après d’autre il ne sert à rien… je verrais à l’usage.

En effet, on perd la jauge à essence. On ne peut plus anticiper à savoir où on en est du plein effectué. Et les 16 litres de réservoir fondent aussi vite que sur le GSR j’ai bien l’impression puisque la même contenance. Va encore falloir se trouver une pompiste en petite amie… c’est la mienne qui ne va pas être contente ! 🙂 en fait lorsqu’on arrive sur la réserve, la jauge orange clignote avant de restée allumée et c’est à ce moment là qu’on doit se servir du « res trip »… en gros on doit pouvoir rouler 180 / 200 bornes sans s’arrêter si on roule aux vitesses réglementaires…

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Cette position de conduite est déstabilisante. On se retrouve à se chercher la position la moins pire sur les premières distances. On se trouve ridicule sur ce machin qui nous force à se cambrer et à se tenir comme on peut dessus. En revanche dès les premières bornes effectuées et après un arrêt « détente » en remontant à bord on retrouve instinctivement la position idéale et on se demande comment on a fait pour ne pas se trouver finalement si confortablement loti dès le départ… encore faut il ne pas se retrouver en ville… car là ça devient une horreur !

En ville, nous nous retrouvons forcément bras tendu pour amortir les freinages et du coup les poignets trinquent. Lorsqu’on le lit dans la presse on ne comprend pas très bien ce qu’ils entendent par ce phénomène de poignets cassés… ce n’est qu’à son guidon entre 30 et 50km/h que l’on comprend alors tout le sens de cette séance de torture…

J’ai par contre été particulièrement surpris du confort en route. Les suspensions font un travail merveilleux. Déjà qu’entre le Z et le GSR c’était le jour et la nuit, ici je me retrouve avec une différence du même niveau. Le GSX-R est vraiment bluffant sur route défoncée. Sans doute qu’en augmentant le rythme les choses changent mais aujourd’hui je les trouve parfaite. La tenue de route s’en retrouve ainsi parfaitement stable, c’est incroyable les changements à ce niveau là. La marche me semble énorme entre mon Z et mon GSX-R. le GSR palliatif n’arrive en aucun point à également le GEX un cran au dessus à tous les niveaux.

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Une fois que la lumière tombe un peu, on perçoit un tableau de bord aux reflets saumonés du plus bel effet. Ce contraste avec le blanc du compteur lui va à ravir… j’ai hâte de l’essayer de nuit. Le plein phare à l’air vraiment efficace. Bien loin du GSR qui me forçait à rouler avec la gâchette plein phare en appuie si j’espérais rouler à plus de 80km/h dans une approximative sécurité à partir du moment où l’on connaissait la route…

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C’est vraiment bien vu de la part de Suzuki d’offrir le capot de selle. Je verrais bien cette option à 150€ comme peut le faire Yam (quoi que je ne connaisse pas le prix du capot). Du coup on décide avant de partir si l’on compte rouler à deux ou au contraire seul. Sincèrement je suis surpris de cette politique commerciale mais ça me plais bien. En même temps le strapontin servant de selle passager est vraiment ridicule. En plus d’avoir les jambes particulièrement repliées, je suppose que les longs trajets doivent devenir de véritables moments de calvaires… on verra ce qu’en pense ma puce que j’encouragerais quoi qu’il arrive à essayer…

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Evidemment je suis en rodage… moins de 6000 tours sur les premiers 100 kilomètres puis moins de 7500 tours… pas de charge trop importantes. Eviter de rester sur un régime constant, faire attention aux trains de pneu BT14 neufs, aux freins av/ar neuf également, bien laisser les temps de chauffe, pas de monter brusque en régime… ça devient un véritable jeu où tout est interdit ! À la limite si tu ne veux pas qu’on s’en sert de ta moto Suzuki, tu le dis… hé hé hé ! Ça y est les 200 premiers kilomètres sont effectués, c’est déjà un bon début !

Ce rodage est une très bonne chose pour s’habituer à la moto, à sa position de conduite et à ses différences notables avec sa toute petite sœur le GSR. Déjà les bottes s’agrippent aux cales pieds. Ça en devient presque difficile de passer les rapports puisque les bottes ne veulent glisser. Plus de problème d’injection. C’est la grande différence notable. Tout est coulé. On peut rester en 3 et redescendre pratiquement sur le ralenti avant de relancer la machine… en entrant dans un rond point par exemple… bien sur on redescend les rapports, c’était pour voir ce que ça faisait ! Mieux vaut charger un peu le moulin plutôt que de rouler en sous régime…

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Cet arrière est pour moi un des plus beaux à l’heure actuelle. Bon ok, il y a le catadioptre là qui gâche un peu le décor, mais justement prenons-le en photo afin de bien montrer la différence par la suite. Les clignotants intégrés sont vraiment superbes.

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Prendre de l’angle. Il s’agit de faire pencher la moto dans les virages en contre braquant et en s’aidant du poids du corps (et ça c’est mon rayon le poids du corps… lol). Je ne suis nullement un pilote et je compte bien prendre des leçons de pilotage afin de mieux comprendre comment fonctionne de telle machine. J’aimerais vraiment réussir à exploiter un peu cette moto au moins pour savoir prendre les virages comme il faut.

A mon grand étonnement et malgré une impression de rester aussi droit qu’un piquet de clôture, je constate des marques sur l’extérieur du pneu encore plus proche du bord qu’avec mon GSR alors que j’avais plus l’impression de pencher avec ce dernier qu’avec ce GSX-R que je ne connais pas pour ainsi dire. C’est incroyable. Bon ça ne relève surement pas de l’exploit si j’y arrive mais ça prouve bien qu’avec ce genre de moto on se retrouve à prendre de l’angle de manière totalement anodine…

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Me revoici à nouveau équipé d’un train complet de BT14. Je vais déjà préparer une tirelire pour mon prochain boudin arrière car à mon avis aux alentours des 3500 / 4000km il faudra songer à le changer malgré les 1200 / 1600km de rodage. Le bougre. Pourrais-je remettre un BT021 ? J’en doute fort… je n’avais qu’à me prendre un VARADERO si je voulais tenir longtemps avec un boudin arrière… j’avais pourtant trouvé un super compromis avec ce BT021 sur le GSR…

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Voilà, ce fut ma mise en bouche avec mon nouveau jouet ou mon caprice, à votre guise. Je suis super content, vous n’imaginez même pas. Je suis au même stade que lorsqu’on débutait le permis avec cette hâte de remonter à bord de la belle entre chaque session. Avec cette appréhension où c’est la machine qui vous met les limites et non plus le pilote. Où il faut reprendre ses marques et où chaque détail entre en compte dans votre champ visuel. Non pas que je connaissais parfaitement le GSR, loin de moi cette idée mais là avec le GSX-R j’ai une réelle sensation de satisfaction et de plaisir sous tous les angles.

Je n’en suis qu’au début au tout début, et c’est ici que les compteurs se remettent à zéro… c’est ici que la véritable histoire débute et que l’apprentissage prend alors tout son sens… vivement qu’il fasse beau qu’on aille se promener loin… très loin… et comme disent les pubs BMW : pourvu qu’il y ait une déviation…

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