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Rouler en hiver : il fait 0°c et alors ?

Mon menton crie à l’arrêt. Je me tâte à m’arrêter mais du coup, ça ne justifierait plus d’avoir roulé aussi vite. Mon petit doigt droit (étonnant que ça ne soit qu’à droite) commence à s’engourdir. La vitesse assez élevée m’oblige à bien me pencher sur la moto, mais finalement lorsque l’on fait la comparaison entre la vitesse / froid… il faut bien avouer que je m’en sors pas trop mal. J’avoue commencer à avoir mal au cou car je dois commencer à me crisper au guidon de ma mob. J’oblige la belle à rouler en dessous de 6000tr/mn en 6ème (je vous laisse faire le calcule, lol) pour reprendre un peu de moud sur les cervicales qui tirent de plus en plus… il me reste encore 30 bornes avant d’arriver à bon port… je commence à compter les bornes…

Bon, déjà je vais vous garantir une chose… y’aura pas de photo, mon apn est au bureau !

Me voici rendu en ce vendredi matin à la capital Bretonne pour faire mes cadeaux de noël. Je voulais m’y prendre un peu plus tôt que l’année dernière, souvenez vous…

Alors mon équipement, aussi light soit il : Bottes Dainese Torque in – Chaussette montante Achile (important, lol) – Jeans 501 – Pantalon de pluie Bering – T-shirt long adidas (vu que j’ai commencé à citer les marques, lol) – Pull Timberland – Cuir Dainese – Bavette Dainese de blouson – Casque Arai Chaiser – Visière transparente d’usine + pinlock – Cache cou Win Stop – Gant Dainese Fast b D Dry

Alors forcément en cette période hivernal, ou le ciel est bas et rudement gris, on peut penser que je suis un homme fou de rouler par ces températures, on peut dire, négative… mais l’envie était plus forte que la raison si bien que je n’ai pas pu m’empêcher de sortir ma belle bleue du garage… j’appréhendais un peu quand même, parce que le fond de l’air en plus d’être frais semblait givrer les bas côté de la route… mais que nenni, j’avais envie de sentir ce moteur vibrer entre mes jambes… quel beau macho que je suis ! Arf !

Km 0 à Km 20 : aucun problème à signaler. Mes jambes n’ont pas spécialement froid. Je suis même surpris car généralement ce sont les genoux qui prennent en premier. J’avais suivi des conseils lu sur Moto-Station en mettant des pulls longs dans le pantalon de pluie pour éviter que l’air remonte. Mes gants sont rudement efficaces. C’est vrai que j’ai horreur des manchettes qui remontent mais là je dois bien avouer que mes mains n’ont pas froid. J’ai juste un peu froid au menton car j’ai mal mis mon cache cou dans la boucle du casque. J’avoue avoir roulé un peu fort sur cette partie de la route. Mais j’étais à la bourre ! le premier chiffre des centaine était plus souvent un deux qu’un chiffre à bâton…

Km 20 à km 40 : me voici en plein campagne, il fait encore plus froid. Il est vrai que je n’ai pris que la voie rapide pour éviter les surprises dans les forêts, les plaques de verglas éventuellement et aussi pour avoiner un peu car j’étais vraiment à la bourre. Mon menton crie à l’arrêt. Je me tâte à m’arrêter mais du coup, ça ne justifierait plus d’avoir roulé aussi vite. Mon petit doigt droit (étonnant que ça ne soit qu’à droite) commence à s’engourdir. La vitesse assez élevée m’oblige à bien me pencher sur la moto, mais finalement lorsque l’on fait la comparaison entre la vitesse / froid… il faut bien avouer que je m’en sors pas trop mal. J’avoue commencer à avoir mal au cou car je dois commencer à me crisper au guidon de ma mob. J’oblige la belle à rouler en dessous de 6000tr/mn en 6ème (je vous laisse faire le calcule, lol) pour reprendre un peu de moud sur les cervicales qui tirent de plus en plus… il me reste encore 30 bornes avant d’arriver à bon port… je commence à compter les bornes…

Km 40 à km 60 : c’est dur. Le menton me brule. Le vent remonte sur les yeux qui coulent par le froid. J’ai la goutte au nez et je commence à être essoufflé quelque peu tellement que ça tire de partout. Les genoux s’engourdissent aussi, je commence à avoir les pieds gelés aussi. Je n’arrive plus à tenir le rythme du départ. Je roule en rythme saccadé entre le trois et le cinq sur la dizaine seulement. Je commence à avoir froid aux doigts, rien de gênant, mais ils commencent juste à s’engourdir. Je suis super content de mes gants, ils sont vraiment bien. Je suis certain qu’à vitesse « légale » je n’aurais pas aussi froid aux mains sur des distances équivalentes… mais voilà, à rouler comme un con, j’ai la réserve qui se met à s’allumer alors qu’il me reste 25 bornes… j’avais pourtant fait attention avant de partir… je partais avec seulement 85 bornes au compteur… seulement là où j’étais, aucune station essence en vue, prions mes frères, prions… j’avoue n’avoir jamais roulé sur la réserve aussi longtemps car mon trip spécial « réserve » m’a indiqué avoir roulé comme ça pendant 28km et elle ne restait pas encore allumé en continue donc il me restait encore une petite marge. Le plein à 175km tout de même, on note le faible kilométrage ! 18€ le plein pour 14 litres… ça à augmenté non ? lol

Km 60 à km 70 : Je suis heureux de voir la limitation de vitesse à 90 ce qui indique qu’on arrive… le fond de l’air n’est pas plus doux finalement, ça ne change rien. L’été on sent les différences de température entre la campagne et la ville, mais là rien… j’ai du mal à rétrograder, mes jambes et mes doigts sont engourdis. Mon menton… je ne le sens quasiment plus… je pleurs et j’ai le nez qui coule… je suis obligé d’ouvrir la visière car mes lunette anti buée ne sont pas si anti buée que ça finalement… en revanche pas une buée sur le pinlock… royal ce truc ! Je redescends péniblement en première en arrivant au rond point. J’ai du mal à faire mes contrôles. Mes gants épais m’empêchent de bien sentir les commandes, je trouve ça désagréable en ville. Mais bon, ça ne change pas grand-chose, rouler en ville en Gex c’est déjà pénible à la base… bon, mais n’empêche que je suis bien content d’arriver finalement ! Ce petit café bien chaud en arrivant ne fut pas de refus…

Voilà, c’était un petit roulage en plein hiver, ça faisait longtemps… sans doute un des derniers pour décembre en tout cas car prendre la quatre voix n’est pas franchement ma tasse de thé… mais alors qu’il fait 0°c le plaisir en devient encore plus limité… mais je ne regrette rien… quelle bonheur d’être sur le dos de sa moto, d’entendre cette sonorité malgré être en full stock… de monter dans les régimes avec autant de pêche… de sentir cette belle machine vous pousser à faire des youhouuuuu ! à chaque reprises… ce serait à refaire, je le referais… mais plus gentiment… et j’éviterais de faire ça un jour où je dois me rendre au bureau en moins de 30mn … par des températures aussi fraiches… arf 🙂

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