[ESSAI] – GSX-R 750 2008 : La bombe II

Alors, mise à part quelques retouches esthétiques dont ces horribles jantes bleues MAIS à trois bâtons « profilés », ce nouveau phare avant, ce nouveau feu arrière, cette nouvelle coque de selle, ce nouveau réservoir, ce pot et cette nouvelle bavette arrière, on peut l’avouer, c’est la même que la mienne 🙂

Bon sang, Suzuki vient de lâcher un nouveau fauve sur les starting-blocks ! Il parait qu’il y a un nouveau GSX-R 750… je demande à voir, que vont-ils faire de mieux que mon K6 ?

Alors, mise à part quelques retouches esthétiques dont ces horribles jantes bleues MAIS à trois bâtons « profilés », ce nouveau phare avant, ce nouveau feu arrière, cette nouvelle coque de selle, ce nouveau réservoir, ce pot et cette nouvelle bavette arrière, on peut l’avouer, c’est la même que la mienne 🙂

Très de plaisanterie, ce modèle 2008 ici dans sa version bleue / blanche est tout simplement : superbe ! Les jantes, qui pour moi était le plus gros défaut esthétique en photo, devient ici en réalité un atout de beauté sans fin… mon dieu qu’elle semble agressive avec son nez pointu ! Qu’elle est belle la petite… le ressenti en vrai et le ressenti en photo n’a vraiment rien à voir… il faut le voir pour le croire et l’essayer pour l’épouser 🙂

J’ai donc posé mes fesses sur un 750 monté de Bridgestone 016 identique aux miens et forcément en version 106cv. Tout ce qu’il me faut pour comparer cette bombe II avec ma mob !

Ce nouvel arrière ou cul lui va à ravir même si je trouve le miens encore d’actualité… mais il faut bien faire quelques modifications pour justifier la petite différence de prix entre mon modèle k6 à 11990€ et le modèle k8 à 12290€… hors ces petites retouches esthétiques, le petit surplus se justifie surtout par l’électronique… j’aborde le sujet un peu plus tard !

Petite formalité de paperasse avant de pouvoir aller goûter au goudron à bord, lorsque j’entends dire qu’un gars passera avant moi… et merde, va falloir glander un peu à regarder les autres motos et à baver dessus… l’occasion idéale pour approcher les 600 dans le magasin qui se battent pour être en première ligne dans la vitrine… je n’aime pas du tout les version noire et orange façon Hayabusa… je leur trouve un côté plastique qui n’est pas du tout à l’image d’une bleue / blanche… la full black en revanche est splendide ainsi que la blanche / grise même encore une fois à mes yeux un Gex c’est forcément bleu / blanc…

Puis vient mon tour. J’enfourche la belle encore fumante de son dernier run. Le gommard peluche, la chaîne coule dans son jus… en gros, la réserve clignote, il ne va pas falloir aller trop loin si je ne veux pas rentrer en poussant 🙂 je démarre la pucelle (expression de merde, j’avoue mais ça me plait bien alors je la laisse… lol) et j’entends comme un feulement au loin… qu’elle est discrète… son nouveau pot n’aide en rien à la sonorité qui reste, avouons le tout de même au dessus de la moyenne… en la reculant j’ai comme une impression de légèreté… est-ce parce qu’elle a soif ? En tout cas je la trouve plus « facile » à manœuvrer à l’arrêt.

Glonk ! Je passe la première sans mal. Je suis tout de suite comme à la maison hormis le fait que je pars en mode C sur le S-DMS (changement de cartographie suivant 3 courbes de puissance qui se gère au pouce droit, suivant les conditions de roulage : sec, gras, mouillé) pour mieux de rendre compte de la puissance lorsque je remettrais en mode A… les reposes pieds accroche rudement bien les bottes, point plutôt positif. L’embrayage, neuf est plutôt agréable et progressif. Elle monte doucement dans les tours et je cruise en sortie de ville peinard en attendant la grande courbe à la sortie de la ville.

Dernier feu avant une portion de quatre voix, le moment idéal pour voir ce qu’elle a dans le ventre la petite. Le feu passe au vert. Je suis en tête de peloton. Ça manque un peu de pêche, je passe alors en mode B et là, explosion, le moteur gronde fort en bas de troisième et rejoints les sommets en un claquement de doigt. Je retrouve quasiment les sensations, moteur de mon K6. comme à la maison avant l’entrée dans la courbe, j’ouvre en ¾ sur la trois et commence à prendre de l’angle en me positionnant au mieux sur la moto. Aucune gène, je suis vraiment sur une moto proche de la mienne même si j’ai une pseudo impression d’être un peu plus courbé. En revanche, elle est tranchante. Encore plus précise que la mienne dès lors qu’on penche un peu et ça devient alors tout une technique pour l’empêcher de mener le jeu tellement qu’elle devient facile. Milieu de courbe, personne à l’horizon, j’ouvre en grand et là encore on sent qu’elle pourrait faire mieux… je reste en mode B pour bien sentir les différences de puissance. J’avoue être bien au dessus des limitations de vitesse un court instant voulant pousser un peu la trois jusqu’à 10 000tr/mn… sortie de courbe, j’avoisine les *60km/h et je relâche d’un coup l’accélérateur… le frein moteur même en trois est aussi efficace que sur le K6, on retombe très vite à 90km/h… rassurant !

Sortie de la portion rapide où j’ai pu me rendre compte que dépasser une voiture était une simple formalité. J’écrase les freins et je trouve le feeling rudement agréable avec l’arrière. D’ailleurs il faut dire aussi qu’avec les BT16 ça accroche nettement mieux à ce niveau là je trouve. J’avais tendance à déraper de l’arrière avec les BT14, ici avec les BT16 c’est le top aussi bien avec le K6 qu’avec le K8 !

Un petit pif paf que je prends comme si j’étais sur la mienne avant d’attaquer une petite portion de route bien défoncée histoire de tester les amortisseurs. Là le Pérou. Elle ne bouge absolument pas. Je retrouve les sensations de mon K6 malgré les bosses et le revêtement bien pourri par moment ne mettant absolument pas en confiance en temps normal…

A mi chemin, je m’arrête pour prendre ces quelques photos, ici présente. J’admire la belle et j’essaie tant bien que mal de me rendre des grosses différences entre la mienne et celle-ci… pas évident c’est un jeu des 7 différences… et hormis ce châssis plus rigide et ce freinage encore meilleur, on ne peut pas dire qu’il y a jour / nuit entre les deux… le gros bémol pour moi sur cette nouvelle GSX-R se sont les à-coups d’injection qui font leurs réapparition cette année… il me faudrait un second essai pour être certain, mais je me suis laissé surprendre plusieurs fois à la remise des gaz, surtout à bas régime… ce qui dans le fond ne sera pénalisant qu’en ville, et encore… mais si je devais noter une différence notable ce serait également celle-ci !

Me voici sur le chemin du retour vers le concessionnaire en mode A, full. Ca envoie du feu sévère, ça ne plaisante plus et c’est tant mieux car on en redemande toujours plus. Je me fais des « Youhouu » à chaque rotation de la poignée droite en courbe comme en ligne droite. Je me fais plaisir, on se croirait sur le K6. En revanche, j’ai l’impression qu’elle grimpe plus haut sur le compteur que la mienne et à mon avis on doit frôler les triplés assez rapidement en fond de 5, c’est grisant. Je rapporte ce GSX-R 750 non déçu mais en restant encore un peu sur ma faim, normal ! Je m’attendais à d’avantage de nouveauté tout en me demandant de toute manière ce qu’il pouvait apporter de plus à une machine aussi parfaite que mon K6… je ne suis pas prétentieux, mais en matière de sportive « exploitable » à part le 800 Ducati, il n’y a pas d’autre modèle aussi bon rapport puissance / plaisir ! Donc ce K8 reste à mes yeux la meilleure sportive du moment sans être la plus vilaine. J’airai préféré des jantes blanches à des jantes bleues et un dessin un peu plus agressif encore au niveau des autocollants… le nouveau tableau de bord quant à lui est superbe, ce gris / carbone me fait penser au damier du 1000K7 que je trouvais canon également ! Quelques petites modifications qui toute fois ne me feront pas changer mon K6 pour un K8… seul son comportement et son freinage pourrait me faire changer d’avis… mais rien de plus… son système S-DMS est intéressant certes mais pas indispensable… le K8, uniquement pour celles et ceux qui veulent se faire plaisir tout en restant « raisonnable »… 🙂

Les + :

  • Son moteur explosif
  • Le système S-DMS
  • Le système anti dribble bien efficace en passage brusque 4 -> 2
  • Châssis génial
  • Super freinage avec le freinage
  • Superbe boîte bien qu’un peu longue sur le 5 et la 6
  • C’est un GSX-R

Les – :

  • Confort (mais c’est une sportive)
  • A-coups d’injection (à confirmer)
  • Sonorité en retrait
  • Couleurs sur certains modèles (marketing)
  • Impossible de mettre un top case pour le U 🙂

6 Replies to “[ESSAI] – GSX-R 750 2008 : La bombe II”

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *