GSF 650 BANDIT – mise en bouche !

Suzuki Bandit 650 GSF de Jean-Claude

En conclusion – et malgré le fait de ne pas avoir dépassé les 7000tr/mn en crête – pour ainsi dire ne pas avoir encore goûté véritablement aux 85cv de la bête je dois bien surligner une impression plutôt positive sur l’ensemble. Le B6 est lourd et vous peinera à l’arrêt dès lors que vous ne serez pas sur une surface plane (totalement), mais hormis ce petit désagrément, le Bandit 650 2008 est un véritable vélo à piloter sur lequel on prend beaucoup de plaisir à jouer avec. Les commandes sont douces, la boîte relativement rapide (mais bien précise, ce qui aide à bien profiter de l’ensemble !), l’embrayage hydraulique aide bien son pilote aussi…
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[ESSAI] – GSX-R 1300 Hayabusa : L’incontournable Légende

GSX-R 1300… ça me laisse rêveur… mon imagination prend le dessus et me laisse supposer toute cette légende urbaine autour du monstre… des accélérations torrides, un poids bien élevé, un freinage minable… et surtout deux tout droits que Bertrand, un ami passager (sic), avait eu l’occasion de faire avec ses deux dernières Hayabusa, d’ailleurs depuis il a arrêté la moto et c’est mit à l’aquariophilie, mais d’ancienne génération ! Arf… et si tout ça était vrai ?! Imaginez, mon Gex puissance 2 ? Je n’ose y croire… est-ce vraiment si indomptable que ça ?

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[GSXR-750] – 280km – Première mise en bouche !

Canon. C’est bien le mot qui me vient en tête lorsque je regarde de près ou de loin cette GSX-R 750 K6… K6 pour 2006 pour celles et ceux qui ont du mal à suivre… en fait chaque année correspond à un modèle avec ses spécifications et ses coloris… généralement ça va de 2 ans en 2 ans… sauf exception ! Mais par exemple le K4 et le K5 ont le même châssis, même moteur, même spécifications… le K6 et le K7 sont l’évolution du K5… bref… je ne vais pas refaire un schéma de l’historique de cette fabuleuse machine… le GSX-R vaut à la moto ce que Jaques Martin vaut à l’école des Fans !

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Essai suzuki SVS 1000 – Twin powaaa

Ce gros réservoir entre les cuisses donne impression de lourdeur et s’impose sous les yeux avant de tomber sur ce tableau de bord un peu particulier, mais qui s’avère rudement efficace à l’usage comme j’avais pu le constater sur le 650… clé de contact enclenchée, avec un court instant d’initialisation, je démarre l’engin de guerre. Ça ronronne et la banane alors surgis du casque sans même avoir tourné un poil la poignée du bonheur ! Les twin on cette particularité de bien ronronner sur le ralenti…

3 motos, 3 pilotes… faites tourner…

Après l’essai du GSX-R 1000, voici un petit papier concernant le SVS 1000 que j’ai également essayé, et avouons le, c’était la première moto full que j’essayais de ma vie bien avant le GSX-R 1000… pourtant dans la même journée…

D’un point de vue physique ces deux motos n’ont rien en commun. L’un demeure à vocation sportive ou presque alors que l’autre se range dans la série des petits roadsters bien musclé. L’une dispose d’une bulle alors que l’autre n’a même pas de saut de vent… l’une dispose des clignotant intégré au réservoir, l’autre d’une double optique vraiment efficace dès la lumière du jour au raz des pâquerettes… avouons le, ces deux moto n’ont en commun que la double sortie, le pneu avant et le 35 sur la plaque…

Sur le SVS, on retrouve le guidon bracelet, une des principales différences avec le modèle sans bulle autrement dis, la version N, pour naked que j’avais essayé en 650 l’année dernière et qui je le rappelle ne m’avait guère plu de par son twin poussif et peu expressif à mon goût… mais ici nous avons droit au modèle pour adulte avec un bon 1000cc et l’agrément qui va avec. Sans compter qu’ici il est en full, donc près de 120cv et il a été amputé d’un pignon à sa boîte de sortie ce qui emplifie les sensations d’accélération malgré un compteur faussé de 7%… peu importe, ce qui compte c’est ce qu’on ressent à son guidon !

En chevauchant le monstre on retrouve les sensations du Z750S, la hauteur en moins. Ce gros réservoir entre les cuisses donne impression de lourdeur et s’impose sous les yeux avant de tomber sur ce tableau de bord un peu particulier, mais qui s’avère rudement efficace à l’usage comme j’avais pu le constater sur le 650… clé de contact enclenchée, avec un court instant d’initialisation, je démarre l’engin de guerre. Ça ronronne et la banane alors surgis du casque sans même avoir tourné un poil la poignée du bonheur ! Les twin on cette particularité de bien ronronner sur le ralenti. On sent de suite qu’il s’agit d’une moto pour grande personne et non pas du jouet sur la cylindrée inférieure, même si l’on y retrouve des similitudes.

On se positionne comme on peut sur cette selle particulièrement difficile à apprécier sur un si court trajet durant mon essai. Elle glisse à l’accélération mais également au freinage. Elle est trop droite, dure et peu enveloppante. Personnellement je n’aime pas du tout. Ça m’avait déjà choqué sur le 650. En revanche la position de conduite, très sportive s’avère vraiment radicale malgré une bonne position dans jambes et une facilité à passer les vitesses beaucoup plus naturelle que sur le GSX-R. Je n’ai relevé aucune difficulté à passer les vitesses même si l’absence d’indicateur de rapport sur le tableau de bord me créer des doutes à savoir si je suis en 3 ou en 4 du coup par moment. Bien plus radicale que sur le GSX-R même si le SVS n’est pas une sportive à proprement dit, la position de conduite est fatigante car particulièrement sur l’avant. Je suis trop appuyé sur les épaules et du coup, suite à mon accident je souffre quelque peu au bout de quelques kilomètres. Je suis obligé de me faire un petit balancier avec mon bras droit tout en roulant pour me détendre. Décidemment je n’accroche pas trop avec la position des SVN ou SVS.

Le moteur quant à lui est un bon gros Twin comme on les aime ou du moins ceux qui aiment cette mécanique. Mais je dois bien avouer que ce moteur est joueur et cette SVS 1000 se conduirait presque comme un 4 cylindres tellement qu’il s’avère souple et coupleu, même en haut dans les tours. En revanche, ça pousse. Ou plutôt je devrais plutôt dire que ça tire sur les bras plus que ça ne pousse… autant sur le GSX-R cette impression que quelqu’un vous pousse la main dans le dos comme lorsque vous apprenez à faire du vélo, autant là avec le SVS 1000 on plutôt l’impression d’être attaché à un avion étant comparable à un planeur… ça tire de façon linéaire mais rudement fort passé les 3000tr/mn… franchement ça décape très très fort ! forcément la banane est bien là sous le casque même si cette sonorité monotone gâche un peu le plaisir et on souhaiterait la même chose avec un hurlement de GSR déchicané… mais vraiment quelle grosse pêche ce SVS 1000… pour une première expérience sur une moto full, j’en garderais un bon souvenir !

Trop jeune je suis. Tout comme avec le Speed Triple, je ne me sens pas encore près à assumer une telle moto avec un tel moteur. D’une je n’ose absolument pas prendre d’angle, surement à cause de cette position de conduite particulière extrême, de deux le moteur fougueux risquerait de me surprendre sur la remise des gaz à la sortie d’une courbe pour peu que pendant une seconde je me prenne pour son pilote originel et sur mon GSR bien moud du genou comparativement à cette grosse mob. C’est vrai que lorsque je regarde mon Drouf rouler sur son SVS 1000, ça à l’air simple, les prise d’angle ont l’air facile et fluide… mais croyez moi qu’à bord les choses sont bien différentes…

Encore quelques envie de quatre cylindres pour quelques dizaines de milliers de kilomètres avant de passer à du trois voire du bi… c’est ce que je pense aujourd’hui… non pas que les Speed Triple 1050 ou le SVS 1000 soient de mauvaises moto, mais disons qu’elles ne représentent pas la « moto » comme je peux l’attendre aujourd’hui… à savoir des poussées et des montées en régimes qui n’en finissent plus… avec la grosse cavalerie là haut dans les montagnes et une conduite plus gentille en bas dans les prés… sans que ça broute en roulant sur un filet de gaz comme sur les bi…

Essai Suzuki GSXR 1000 2005

178cv. Elle est donnée à 178cv en full, c’est-à-dire près de 80cv de plus que mon GSR seulement… ça devrait le faire puisque c’est pratiquement le double… Combien vous dites ? 166kg à sec ? Ah ? 178cv pour 166kg ? Bon trêve de fiche théorique, passons à la pratique…

- David, tu te sens près à essayer le GEX ?
- euhhhh…
- Tu fais attention, elle est en full, ça risque de te changer du GSR, un poil !
- Glupss ! ok :-)

C’est au cours d’une balade en ce dimanche de pâques que j’ai pu essayer un moto emblématique, enivrante, terriblement musclée et surtout… vraiment efficace !

A bord, on se sent aussi mal à l’aise que sur le 750 que j’ai pu essayer en 2006 c’est-à-dire à l’étroit, les jambes pliées en deux, les poignets en appuis permanent mais les bras fléchis ce qui ne m’ennuie en rien par rapport à mon épaule… contact enclenché, l’aiguille monte au taquet et l’écran digital se reset, voyant allumé elle n’attend plus qu’à démarrer et dévorer la piste… euhhh… le route !

Embrayage, on démarre… ce vrombissement à l’arrêt en laisse supposer large… vivement les premiers mètres… les manœuvres à l’arrêt sont difficiles, le guidon bracelet n’aide en rien aux manœuvres quelques peu délicate et on s’écrase alors les mains contre le réservoir… on se sent comme un crapaud près à bondir…

Je retrouve mes marques par rapport à mon essai du 750 (en 106cv) avec ce tableau bord qui m’est presque familier puisque assez proche également du GSR. Seulement sur le 750 K6 le tableau de bord est en fond blanc, d’où une touche que j’appréciais bien… mais ce fond gris n’est pas plus mal ! Le son rauque du pot d’échappement me plaît terriblement et s’approche du 750 qui m’avait émerveillé l’année dernière déjà. C’est rond, ça glousse plutôt bien… c’est terriblement bandant…

Plutôt ramassé et assez courte, cette GSXR ne paye vraiment pas de mine. Bien évidemment quand on est à côté ou dessus à l’arrêt, elle n’impressionne pas plus que ça, y’a pas de raison tant qu’on n’a pas cherché à tourner la poignée droite. A mes yeux cette moto se classe dans les 3 plus belles des japonaises, surtout dans ce coloris particulièrement beau… en sportive j’aime beaucoup le GSX-R, le ZX10R et le CBR1000RR…

178cv. Elle est donnée à 178cv en full, c’est-à-dire près de 80cv de plus que mon GSR seulement… ça devrait le faire puisque c’est pratiquement le double… Combien vous dites ? 166kg à sec ? Ah ? 178cv pour 166kg ? Bon trêve de fiche théorique, passons à la pratique…

Le sélecteur est drôlement bas, j’ai du mal à passer la première du coup, sans doute une question d’habitude. De peur de rouler trop vite on fixe du regard le compteur situé drôlement bas, on l’on perçoit l’aiguille du compte tour passé un certain régime sinon la mentonnière du casque nous cache la vue, ou alors il faut baisser la tête. Il me semble avoir déjà fait cette remarque lors de l’essai du 750. J’anticipais la position de conduite radicale face au GSR, mais j’avoue avoir eu un petit moment de doute quant à trouver ma place sur cet engin de guerre. On s’y fait à force mais c’est particulièrement déstabilisant. Les vitesses passent sans accrocher un poil, la première est même exploitable contrairement à mon GSR qui toussote suivant le régime sur lequel je me trouve. Ici tout est fluide, agréable… du moins en dessous des 3000tr/mn…

Nous voici enfin sortie de la ville, les yeux changent d’objectifs et visent alors les virages qui arrivent un peu trop vite à mon goût. Les premiers ont droits de tester le mordant des freins car je n’ose prendre de l’angle, je freine et je freine d’ailleurs fort… rien à redire à ce sujet, les freins sont supers et je retrouve mon GSR (qui je le rappelle au passage n’est rien d’autre qu’un GSX-R 600 dégonflé – il passe de 127cv à 98cv en full – et monté en Street) avec beaucoup plus de feeling à ce niveau là… j’ai eu d’ailleurs beaucoup de mal à prendre mes virages jusqu’au moment où j’ai compris qu’il faut mener la moto, bouger dessus et s’aider comme on peut des genoux et de son poids… bien sur je roule en mode ultra lopette, mais en bougeant sur la selle on retrouve des sensations de sécurité bien plus présentes qu’en restant droit comme un piquet… du coup les choses s’arrangent même si j’avoue que les sorties de virages m’ont un peu étonné au départ, aussi bien avec cette sensation de glisse quand on remet trop de gaz à peine sortie que cette direction qui semble légère et se met à guidoner par moment… rien de rassurant ! Mais quand on sait, on fait attention. Le pire c’est qu’un rien peut faire gronder ce GSXR… on a à peine chatouillé la poignée qu’elle est déjà partie…

Surprenante ! y’a pas d’autre mot… cet essai sur près de 40 bornes (merci encore Cyrille), aussi bien en ville, qu’en campagne, sur différents revêtements m’a bien fait comprendre que la puissance n’est rien sans la maîtrise… avec 170cv ou 70 pour moi, à mon niveau aujourd’hui ça ne change strictement rien… seule la position de conduite me fait réellement prendre conscience que je suis sur une autre moto… bon bien évidemment sans parler de la qualité du GEX lui-même, mais je veux dire d’un point de vue moteur !

Et ce moteur, quelle bombe ! C’est simple… une pêche d’enfer ! Aussi bien en première qu’en 5ème… ça pousse tout autant à se demander si ça va s’arrêter un jour. Ça pousse, et ça pousse… c’est incroyable comme sensation…

Première, je passe la seconde assez vite sous les conseils de son proprio étant novice et sans doute voulant préserver sa monture… et son pote… (quoi que ! lol) et là je tourne la poignée d’un quart de tour… le GEX par alors sous un son rauque et puissant comme une trombe vers la prochaine courbe au loin… un petit coup d’œil sur le compteur, j’approche des 180 et il me reste encore 4 rapports à passer… je teste le frein moteur… impeccable… la moto s’écrase un peu sur les suspensions avant mais garde une tenue de route sans faille… pas d’à-coups, pas de toussotement, elle repart sur n’importe quel régime de la même manière… je freine un peu et passe la 3 à 3000tr/mn… je tourne à nouveau la poignée de la même manière… surprise : on se croirait toujours en seconde… incroyable… et alors si j’essors la poignée un peu plus fermement sans même aller en butée, c’est du gros n’importe quoi qui défile devant la visière, la route devient alors un énorme flou directionnel (photoshop ! LOL) ou les arbres deviennent des roseaux et l’herbe une continuité de vert uniforme sans fin, les traits discontinuent sur la chaussée deviennent une ligne blanche… et il reste 3 rapports à passer… j’abdique !

On se retrouve vite à des vitesses de fou… sans même sans rendre compte… bien sur, on ne reste pas 1h à 230 / 250… juste le temps d’une respiration car à moto ça redescend pratiquement aussi vite que ça monte et heureusement… ça permet de reprendre son souffle !

Alors effectivement, cette moto emblématique ne peut lasser son pilote, ou plutôt comment s’y prendre pour qu’elle puisse le lasser ? Hormis une envie de conduite plus cool, je ne vois pas bien ce qu’un pilote aimant sa moto, ou sa GEX, puisse lui reprocher quoi que ce soit… mais là sur ce coup, autant j’avais été terriblement bluffé sur le GSX-R 750 K6 déjà par son couple, sa puissance et sa prestance… même en 100cv… autant là sur le GSX-R 1000 K6 en full… je ne sais comment exprimer mon expérience autre que par ces quelques lignes… ce fut un moment hors du temps et lorsque j’entends qu’il faut décrocher un fil pour comprendre le GEX… je dois bien avouer avoir compris ce que ça voulait dire… et quoi qu’il en soit… en remontant sur mon GSR que j’aime pourtant beaucoup… mon dieu que c’est moud du genoux malgré ses 98cv !

Ensuite vient l’histoire du prix et c’est bien là que tout prend une autre ampleur… à 10900€ on repart avec un 600, à 11900€ avec un 750 et à 13500 avec un 1000… peut de différence pour réellement trois moto bien différentes… je pense que le meilleur compromis reste le 750 même s’il est bien moins emblématique que la grande sœur et je suppose bien plus équilibré que le petite frère si je m’en réfère à mon GSR… petit cousin de cette lignée à laquelle j’adhère carrément… vivement que je sois grand !