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10 000km en GSX-R 750 2006 : un second bilan s’impose !

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10 000km en GSX-R 750 2006 : un second bilan s’impose !

Ces 10 000 km demandent réflexion, un second bilan s’impose… allons-y !

Après 11 mois d’utilisation, nous y sommes. Mon Gex comptabilise déjà 10 000km à son compteur. Un moment idéal où il faut savoir se poser les bonnes questions pour l’avenir. J’évite la révision, salée, des 12 000 ainsi qu’un train de pneu complet, plaquette etc ? Je la garde encore un peu ? En ai-je assez de cette mob ? J’en profite pour changer et pour placer cet investissement dans un apport éventuel pour une nouvelle mob ? Je saute sur un nouveau modèle ? Je change complètement de registre ? Ces 10 000 km demandent réflexion, un second bilan s’impose… allons-y !

Ce GSX-R 750 est ma première sportive dans mon petit panel de moto gros cube que j’ai pu avoir jusque là. Un rêve d’avoir en essai cette superbe moto, un fantasme de l’avoir au quotidien… à chaque fois que j’ouvre le box c’est un « rooooohhhhh » et un grand sourire d’enfant qui survient à chaque fois… et ce qu’il fasse beau, qu’il pleuve, qu’il fasse froid… cette moto est un véritable moment de plaisir à chaque fois que je pose mes mains à son guidon !

Il faut s’habituer à sa position de conduite, c’est en fait là toute la clé du paradis pour mieux la comprendre. Une fois ce frein dépassé, on savoure alors chaque rotation de poignée droite avec délice comme un tendre chocolat aux pralines… on apprend beaucoup à son guidon, surtout à être humble car elle part comme une bombe (je suis en 100cv pourtant, mais je trouve rudement bien fait son bridage) et c’est un peu plus compliqué pour l’arrêter une fois partie. Elle freine vraiment bien, fort et avec une progressivité que j’ai rarement revu lors des mes différents essais. Il n’est pas rare de chasser du cul sur les gros freinages / rétrogradage avec les petites suées dans le dos qui vont avec, mais c’est grisant. Du coup, il faut apprendre à mieux observer la route, à mieux anticiper les obstacles et à garder en tête de ne jamais avoir la priorité, à moins de serrer les fesses et de prier « Sainte Gamelle » que ça passe… pas forcément la meilleure solution, croyez moi !

Malgré le fait qu’elle mette en confiance rapidement, dès lors que l’on monte le ton un peu, on lui laisse la place de chef et on lui accorde alors toute notre confiance. Les sensations à bord sont terrifiantes, claquantes et rudement bandantes… pour peu que ça se mette à tourner un peu sans que ça se referme trop et alors c’est une partie de bobsleigh qui s’annonce pour les minutes à suivre… il suffit alors de placer son regard, bien plier les bras et laisser la moto guider les fesses sur la selle en contre braquant du reste du corps… c’est génial ! Loin de moi l’idée d’être un pilote j’avoue en apprendre à chaque sortie et ce encore aujourd’hui… des détails, certes, mais tous ces petits rien qui font qu’on apprend à mieux maîtriser sa belle petit à petit et du coup, des virages que l’on passait à 90 passent maintenant sans problème à 120… je ne cherche pas les performances ni à savoir qui aura la plus grosse car dès lors que le virage redevient rectiligne, je baisse le rythme et reprends une activité « normale »… je le dis et le redis… n’importe quel kéké sait accélérer en ligne droite en butée de poignée, de là à savoir prendre un virage comme il faut et surtout à freiner en temps et en heure comme un pilote… y’a une sacrée marge… je me doute être encore bien timide car je freine peu ou pas sur les grands axes… quand on connaît les sacrés freinages que prennent certain, ça laisse bien supposer mon rythme de lopette !

Sur son esthétique, globalement, tout le monde s’accorde, avec moi, a dire qu’elle est superbe. Il n’est pas rare d’avoir droit aux regards de ces messieurs et de ces dames sur les trottoirs et surtout dans les autos aux feux rouges. Étonnamment, aujourd’hui, personne ne me titille sur les 100 mètres départ arrêtés, hahaha ! J’aimais bien ce petit jeu à l’époque du GSR… . Je crois que ce que je préfère ce sont les gamins qui prennent la main de leurs parent, timides, dès lors que je les regarde en les saluant… je me revois à leur place, bavant devant ces belles qui passaient devant moi… j’évite de les effrayer au contraire, lorsque je vois poussette et autre landau il n’est pas rare que je passe à côté en roue libre… pauvre petites noreilles…

Cependant, un grand nombre n’aime pas son pot. C’est vrai qu’il est assez particulier et cette mode façon MotoGp n’aura duré que sur les K6 et K7, le K8 remettant un pot long pour cause des normes en vigueur… moi j’aime bien mon pot et avec un peu de borne il prend une sonorité qui m’a laissé 600€ d’économie… je voulais le changer par un Yoshimura TRI-Oval Carbone mais très sincèrement il n’y a vraiment pas besoin… d’origine le son est rauque, puissant et homologué 🙂

Le duo est infernal sur les longs trajets. Pour les petites distances ça peut encore aller quoi qu’en ville c’est une horreur… à vous de comprendre le sens « petite distance » ! la seule chose agréable c’est lorsqu’on fait un tour en extra urbain sur les nationales. Plus lourd sur la moto, elle prend d’avantage d’angle. Pareil, c’est amusant sur de petite distance car du coup, on perd un peu de pêche et on se voit alors jouer d’avantage de la boîte.

Très peu d’option sont nécessaires. Les patins de protection, un support de plaque, un stickers de réservoir et un cuir de réservoir pour les sacoches Bagster. Attention tout de même à ces dernières, souvent coupé pour les routières ou roadster, le cuir du motard frotte sur la sacoche et fini par abîmer le blouson au niveau de la fermeture éclair. Seule la « City Trail » est acceptable sur le GSXR à moins d’avoir les bras longs pour éviter le frottement… « David, rentre ton ventre ! »

Je dois bien avouer que les pneumatiques d’origine sont terribles. Rien de moins que les Bridgestone BT 014, un must pour moi et d’après les tests en presse spécialisée aussi. J’avoue ne pas avoir cherché à essayé autre chose. Un BT 021 sur le GSR qui était très bien en bi-gomme… et là si je devais changer sur le GEX je passerais sur du BT 016, évolution du BT 014 mais en tri gomme… de série sur les nouveaux GSXR 750 2008.

Mon dieu, j’aurai pu laver un peu la belle avant de prendre les photos de ses 10 000km, d’autant plus que j’ai acheté tout ce qu’il faut pour son entretien… les produits Meguiar’s pour ceux que ça parle… nous aborderons le sujet ultérieurement… quoi qu’il en soit, je répète que j’aime vraiment bien l’intégration du feu arrière et des clignotants…

Concernant la fiabilité, j’avoue n’avoir rien à déclarer à part un voyant FI allumé pour cause de sonde du pot. Un problème « normal » d’après suzuki dès lors qu’on roule sous la pluie. Ça m’apprendra à m’en servir quasi tous temps… quoi que maintenant j’évite sous la pluie… j’ai préféré opté pour le froid cette année 🙂 problème résolu lors de la révision des 6 000km, depuis rien !

Je dois bien avouer que j’aime beaucoup mon GSX-R et que malgré mes nombreux essais réalisés à ce jour, peu de modèle ont pu me faire douter sur l’avenir certain de mon Gex, pour le moment du moins. La seule qui m’a fait douter et qui rode encore mon esprit pourrait être la très grande sœur GSXR, l’Hayabusa. C’est vrai qu’elle m’a vraiment plu, mais du coup, on perd cet esprit 750 qui me plait bien, cette légèreté, ce compromis idéal sur route. Un moteur plein, rond, coupleu à souhait, qui en redemande et qui nous oblige, nous pilote à couper les gaz avant d’arriver au bout de la poignée… les sensations à bords sont géniales, la vie à bord est fatigante sur les longs trajets c’est vrai, mais il n’est pas insupportable de faire 300 bornes d’affilé dès lors qu’on peut faire quelques pauses… attention, ça reste une sportive et pas des moindre, on ne peut pas lui demander un confort routier et des performances de sportives où que l’on soit sur la plage d’utilisation… c’est pour ça, l’Hayabusa est terrible car c’est une grosse sportive à caractère routière et partir avec à Strasbourg me poserais moins de problème que de partir en sept et demi plutôt qu’en train du coup… mais du coup, je ne pourrais pas me séparer de mon Gex, je la trouve trop parfaite à mes yeux pour prendre le risque d’aller voir ailleurs pour le moment… pourtant je suis pointilleux dans mes choix, vous l’aurez compris, mais là je dois bien avouer qu’avec cette GSXR 750, je suis comblé et je ne vois pas bien ce que je pourrais avoir de plus même avec le nouveau modèle de cette année. De plus, j’aimerais bien l’essayer cette GSX-R en full, avec 50cv de plus qu’à l’heure actuelle… car j’irais bien à dire qu’à partir de 10 000 tr/mn elle devient moins agressive et moins brutale en 100cv je trouve… je pousse le bouchon car dès lors qu’on franchi les 6000tr/mn en troisième on se trouve déjà en prison pour quelques années… et la zone rouge est à 15 000 tr/mn… mais c’est vrai que si ça pouvait monter en zone rouge aussi vite que ça touche les 10 000, ça doit vraiment redonner un coup de fouet à cette moto quasi parfaite à mes yeux…

Dans mes habitudes de ne jamais laisser que des points forts, je vais lui trouver quelques défauts tout de même, faut pas déconner !

Après mon essai de la Ducati 1098, dernièrement, je l’ai trouvé lourde du train avant lorsque je suis remonté dessus. Il m’a fallu un petit temps d’adaptation pour bien la reprendre en main. Faut dire que la 1098 est un véritable jouet bien plus facile encore que la 750 aux premiers abords même si lorsque le rythme monte un peu, on se sent plus à l’aise sur le Gex car moins exclusif en terme de position de conduite.

Je réfléchis et relis ces quelques lignes en cherchant désespérément des points faibles sur cette moto. Difficile à dire en fin de compte car le GSX-R 750 est une sportive vraiment complète : bonne protection, rétroviseurs impeccables, compteur complet et beau avec indicateur de vitesse, bonne autonomie (près de 200km avec un plein en usage mixte), position de conduite vraiment top même du haut de mes 183cm, un moteur quasi parfait (vivement l’essai en full) quoi qu’un peu creux tout en haut (gniarf gniarf gniarf !) , un superbe feeling avec les freins, une boîte de vitesse précise et rapide…

Comme quoi, mon essai en 2006 était vraiment le bon, je n’ai toujours pas changé d’idée sur le principe que cette moto me correspond complètement… seul un budget conséquent est nécessaire pour son usage au quotidien, mais quand on aime…

Les + :

  • C’est une GSX-R
  • Moteur terrible
  • Feeling Frein
  • Protection
  • Rétroviseurs
  • Sonorité

Les – :

  • Duo quasi impossible
  • Confort sur long trajet
  • Consommation de pneu
  • Coût d’utilisation

10 réponses

  1. Suzuki Bandit 650 2008 : le b6 k8 pour les intimes | Blog Moto Jazt.com dit :

    […] ni sonde de température sur le tableau de bord n’est présent comme l’on peut avoir sur le GSXR 750 2006… seule la fumée sortant du pot nous démontre qu’elle est plus que gelée ici dans le […]

  2. […] mais on dirait mon GSXR 750, non ? Quasiment neuve, elle brille et dispose encore de sa bavette […]

  3. […] plus confortable que sur le GSXR 750, le SV 1000 S offre un confort somme toute relative pour le duo occasionnel. Nous sommes […]

  4. […] quelques temps déjà mon GSXR 750 me travaille l’esprit et j’aimerais bien renouer contact avec une sportive avant de me […]

  5. […] la meilleure des moto que j’ai eu dans mon garage… même parmi mes motos Z750, GSR 600, GSXR 750, Hayabusa 1340, SVS 1000 Boxer… l’expérience Ducati m’a permis de rouler sur […]

  6. […] ! Et oui, bonne lecture, j’ai bien dis NON… plus de GSXR 750 dans ma vie… cette moto est complètement irrationnelle sur route ouverte et rester sage […]

  7. […] autant rien de dramatique comme ça à première vue finalement. Ce pot rappelle un peu le pot du GSXR 750 K6 plus que celui du CBR 600, puis sincèrement de visu ce n’est pas ce qui me gène le plus à […]

  8. Cilou Gex dit :

    Salut!

    Belle bécane, je roule en gex moi aussi, je suis sur youtube si tu veux voir 😉

    https://www.youtube.com/watch?v=knrI4w1zKttkA

    V à toi

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