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Essai 1200cc SPORT Moto Guzzi : La vie à l’Italienne !

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Essai 1200cc SPORT Moto Guzzi : La vie à l’Italienne !

Avant de parler de mes sensations au guidon de cette magnifique moto, penchons nous deux secondes sur son look que je trouve tout bonnement superbe. La finition est au rendez-vous je trouve, les compteurs sont d’un blanc superbe, ils mettent en confiance et rappelle que nous sommes ici sur le dos d’une très belle italienne… une première pour moi ! je ne suis surement pas très objectif sur la machine car en la trouvant si belle à l’arrêt, je ne peux que la trouver aussi belle en roulant 🙂

Moto Guzzi, l’Italienne !

En fait l’idéal serait d’avoir une seconde moto. Une seconde moto pour rouler en duo mais aussi pour les moments où l’on ne souhaite pas rouler fort, se balader sans chercher le chrono, profiter de la nature et des petits oiseaux… et il est hors de question de me séparer de mon GSX-R 750 pour une nouvelle moto car c’est vraiment, à mes yeux, la moto idéale pour s’amuser, seul, sur route ouverte sans forcément exploser tous ses points si on fait un poil attention au compteur (et que l’on reste en 3, gniarf !).

Le plus difficile c’est de réussir à trouver un bon compromis sans rechercher ce que j’ai déjà… onctueuse, coupleuse, ronde et si possible sans bulle serait l’idéale… Un bon gros bi, démunie de chaine pour limiter l’entretien et les révisions, une bonne grosse selle moelleuse, un look ravageur, un guidon droit ! Gazzz !

En enfourchant la belle, on s’aperçoit qu’elle est haute et que le centre de gravité se retrouve du coup assez haut. Une sensation désagréable comme sur le B-KING, mais c’est surement due au fait d’une position radicalement différente. Les repose-pieds sont étranges. Sans doute un peu plus en avant qu’à mon habitude du coup, j’ai du mal à placer mes bottes comme il faut, j’ai l’impression de piloter une grosse moto sur le dos d’une autruche… mais au bout de quelques km, on prend l’habitude.

Avant de parler de mes sensations au guidon de cette magnifique moto, penchons nous deux secondes sur son look que je trouve tout bonnement superbe. La finition est au rendez-vous je trouve, les compteurs sont d’un blanc superbe, ils mettent en confiance et rappelle que nous sommes ici sur le dos d’une très belle italienne… une première pour moi ! je ne suis surement pas très objectif sur la machine car en la trouvant si belle à l’arrêt, je ne peux que la trouver aussi belle en roulant 🙂

La clé tourne d’une huitième dans sa serrure, et d’un clapotement typique la belle se réveille tout doucement. Clop clop clop clop !!! Quelle sonorité… je peux avouer que c’est rudement bon… clop clop clop clop !!! rolalala… ça change du feulement du Gex… stop ! J’ai dis pas de comparaison possible… n’empêche que son clop clop clop clop à l’arrêt, limite à caler me fait b****… quel délice !

C’est rigolo cette Guzzi demande à partir d’elle-même une fois qu’elle commence à prendre le rythm de son ralenti… elle vit toute seule… elle remue… elle bouge…

Je mets deux ou trois bonnes secondes à trouver la béquille pour partir…elle est loin devant et non pas en dessous comme d’habitude… la boîte est rudement pâteuse… on ne sait pas si l’on est en vitesse enclenchée ou non… on reprend ses habitudes avec le neutre, j’avais oublié… l’habitude du voyant du rapport engagé. Du coup, il faut presque taper du pied pour être certain que la vitesse est passée… déstabilisant… on lâche l’embrayage tout doucement… et c’est parti !!! Yeeepeeee !

Quelle sonorité mes enfants… quel bonheur… et lorsque l’on tourne la poignée, ça pousse drôlement fort ! Mais c’est une sensation étrange, on dirait qu’on chasse du cul à chaque accélération, c’est vraiment étrange… mais du coup, ça ne me met pas en confiance sur l’angle et je n’ose absoluement pas pencher… déjà qu’à la base je ne penche pas mais alors là… encore moins ! Sous un son de folie, on enchaine les rapports avec plaisance, on tourne la poignée et on prend plaisir à rouler sur le couple… à redescendre à 50km/h en 5 et à ouvrir en grand… pfiouuu… en apnée on accuse une accélération franche et constante jusqu’à ce que le petit Shift Light clignote… il est temps de relâcher…

J’enfile les petites routes de campagne bien bosselées, la belle les encaisse sans problème mais se perd un peu sur l’avant je trouve, elle me fait vite peur… sans doute une habitude à prendre… je baisse d’un ton… les rétroviseurs sont biens mais demande un sacré réglage… pas évident… et uniquement dans le gauche. En même temps j’ai l’impression que c’est comme ça sur toutes les motos… le freinage est excellent mais force l’assiette de la moto un peu trop sur l’avant à mon goût, ce qui ne me rassure en rien en entrée de courbe un peu serrée. Le guidon droit impose une nouvelle approche de la conduite, mais je suis certain qu’avec un guidon bracelet je m’amuserais d’avantage ! Ça n’existe pas ?

Voilà, nous approchons, la belle Guzzi et moi, de la fin de mon essai et nous rentrons au bercail. J’avoue être arrivé chez le concessionnaire, la main gauche en sang… lol … tellement que l’embrayage est dur ! C’est incroyable… je ne compare pas ce qui n’est pas comparable, mais sur le gex c’est une meute de beurre au soleil, ici sur le 1200 Sport c’est le sécateur sur du cerisier… pfiouuu !!! C’est dur à plier cet embrayage… une habitude à prendre d’après le concessionnaire…

Difficile de faire réellement une conclusion sur cette moto si mythique à mes yeux et que je trouve si belle. Même si c’est un gros bicylindre en plus, moi qui ai horreur de ça à la base… bien évidemment on ne perçoit que des points négatifs sur cette moto sur un essai aussi court mais avec un peu de réflexion et de recule, on se rend compte de ses nombreuses qualités dont celle de son confort… malgré un embrayage déraisonnablement dur et une boîte molle sur la précision mais pourtant rapide lorsqu’on passe à la volée, je dirais que cette moto mériterait un second essai pour me conforter dans l’idée que c’est ce genre de moto que je cherche au quotidien… à garder sous le coude et de près car son prix est proche des 12K€ ce qui en fait un choix vraiment très raisonnable pour le principe du tarif / passion / sensation…

Les plus :

  • C’est une Moto Guzzi
  • Gueule d’enfer
  • Caractère moteur
  • Sonorité
  • Freinage
  • Couple de malade
  • Ordinateur de bord
  • Compteurs magnifiques
  • Confort général

Les moins :

  • Boîte imprécise
  • Embrayage meurtrier
  • Position des pieds
  • Suspension un peu molle

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