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Rouler en Ducati en 2015, rêve ou réalité ?

Ducati 1199 S Tricolor

Jazt.com souhaite une merveilleuse année à tous ses lecteurs et à ses nombreux fidèles des sorties moto. Merci donc à vous tous sans qui, rien ne serait possible ! Une bonne année motarde donc, avec plein de train de pneu, de plaquette de frein et de plaisir en solo ou en duo sur une belle monture motorisée… mais alors David roulera-t-il en Ducati pour 2015 ? Bonne question…

Ducati, plus qu’une moto, une légende !

Un aboutissement ou presque à mes yeux, rouler en Ducati est un univers auquel j’adhère complètement. Certains n’aiment pas ce genre de moto, d’autre comme moi fondent littéralement devant cette marque si particulière. De nombreuses motos chez Ducati me font rêver et ça va faire 1 an que je roule sur la mienne… ma seconde Streetfighter 1098 S de ma vie, et je sais très bien que si je m’en sépare, peu de chance d’y revenir un jour car elle ne se fabrique plus…

Ducati noire : Streetfighter 1098 S

C’est difficile d’exprimer tout le bien fondé que je lui trouve à cette moto au point de ne savoir par où commencer pour chercher à la valoriser à mes yeux. Je crois que le Streetfighter est un ensemble de détail qui fait qu’elle est tellement hors norme à mes yeux. Tout d’abord elle est compact, terriblement compact et d’un aspect visuel je la trouve particulièrement réussite. Encore aujourd’hui et malgré les nombreuses nouveautés à sortir, je n’en vois aucune qui la surpasse sur le look Roadster Sportif. Ce qui me fascine sur cette moto avant même de parler du moteur ou de la partie cycle qui à mes yeux sont ce qui se fait de mieux à ce jour sur route, c’est la position de conduite… l’expérience au guidon d’un Streetfighter fait oublier les quelques « défauts » que l’on peut lui reprocher à prime abord… mais pour ça reprenons dans l’ordre…

Suzuki GSXR 750 de David Jazt

Pour mieux expliquer, reprenons celle qui a tout chambouler dans ma vie y’a 8 ans, le GSXR 750. Moto emblématique, efficace, sportive, puissante, joueuse, le GSXR était une moto « facile » dont les caractéristiques techniques étaient phénoménale pour l’époque. Il suffisait de passer au dessus de 6000 tr/mn pour s’en rendre compte… simplement « magique » ! J’adorais cette position de conduite sur les guidons bracelet. Les fesses quasiment à la hauteur des mains, éprouvant sur les longs trajets c’était quand même une moto sur laquelle j’ai pris un pied monstrueux… l’idéal à l’époque ça aurait été d’avoir la même partie cycle avec un moteur plus coupleux pour s’amuser plus vite sans forcément rouler vite justement…

Suzuki Hayabusa 1340 R de David Jazt

C’est là qu’est intervenue dans ma vie de motard l’Hayabusa GSX 1340 R. Un monstre de puissance dans un feulement bien timide pour une si grosse moto. Je ne lui reprochais pas grand chose à cette moto plutôt typée routière ou Sport GT comme on dit mis à part le fait d’être lourde ce qui me faisait mal à mon épaule accidentée… la santé étant plus importante que tout le reste, je ne l’ai pas gardé longtemps… je voulais retrouver quelque chose de plus joueur tout en ayant ce couple phénoménal qui me plaisait bien à bord…

750cc trop juste, 1340cc trop gros… où est le juste milieu ?

Rouler sur une moto trop lourde fait perde l’agilité où l’on gagne en confort et en couple. Il me faut absolument trouver un juste milieu. Une moto joueuse, qui pousse fort en bas dans les tours sans être obligé de cogner dans les tours pour avoir des sensations… en revanche j’aime la position sportive, le roadster droit ne me plait pas… les positions type Bandit, Z750/1000, GSR 750 sont trop droites, je veux garder une position basculée sur l’avant… pas facile…

Suzuki SV 1000 S Boxer édition de 2007

Le SV 1000 S est une moto importante dans ma vie car j’ai eu un véritable coup de coeur pour son esthétique. C’est une moto qui à mes yeux doit passer dans le garage de tout motard qui cherche le bon compromis entre puissance / plaisir / sensation. Sans être sportive, elle n’est pas GT même si elle en garde la position. Le SV 1000 S est mon premier bicylindre de ma vie de motard après le CB500 que j’ai eu au tout début. Mais un gros 1000cc en bien, ça en impose quelque part !

…J’avais une trouille bleue dans les virages à bord alors qu’avec mes anciennes moto ça passait tout seul…

Sa ligne est superbe, il faut l’avouer avec ses deux traits verticaux pour les feux à l’arrière, magnifique ! Mon SV était équipé de pot Léo Vinci carbone, ça ronronnait sans être aussi impressionnant qu’à bord de ma Ducati. J’ai adoré cette moto même si elle me frustrait. Je pense que j’ai progressé dans ma conduite avec elle, une nette progression même. Le SV m’a très vite fait comprendre qu’un cadre rigide était à mon sens ce qu’il me fallait. Ici ça se tortillait dans les virages et la fourche molle n’arrangeait rien. J’avais une trouille bleue dans les virages à bord alors qu’avec mes anciennes moto ça passait tout seul, mais paradoxalement à ça, j’ai pris plaisir à bord… il ne lui manquait pas grand chose pour être une bonne moto… son plus gros défaut était de devoir la faire monter dans les tours pour en espérer quelque chose, elle était rudement creuse dans les tours, en bas et son petit sursaut de puissance en haut était vraiment plaisir… du coup ça envoyait fort, mais fallait rouler comme un con dessus alors que la partie cycle ne suivait pas… position sportive donc, moteur bicylindres à approfondir, et cadre rigide pour M. Jazt please 😉

Monster 1100 Ducati

Mon premier essai du Monster 1100 n’a pas été la meilleure idée que j’ai eu. Ses vibrations ne m’allait pas, j’avais l’impression d’en perdre un bout à chaque coin de rue, c’était horrible. Pour moi une moto qui vibre ce n’est pas agréable, ça tremble, c’est chiant, c’est désagréable en plus ça me nique le bras… terminé bonsoir !

Le 1000cc à moto est un bon compromis pour David Jazt

Tout se chamboule dans ma tête alors ! Le 1300 était un peu gros et lourd pour moi, je ne m’amusais pas même si le duo était au top, le 750 un peu creux en bas dans les tours, ça demandait à rouler comme un con pour vraiment s’amuser, le 1000 SV est intéressante mais vraiment je ne suis pas aussi à l’aise qu’à bord de mon 750 GSXR… s’en est alors allé un nombre incroyable d’essai… en commençant par le GSXR 1000… une moto efficace au moteur puissant, partie cycle joueuse… mais ça se rapproche de mon 750, je voudrais découvrir autre chose…

Ducati 1098

1098… en voici un chiffre qui raisonne dans ma tête… Ducati présente la remplaçant de la 999S dans un look d’enfer qui marque le coup pour la marque Italienne. Tout le monde parle du 1098 comme du renouveau de la marque Italienne, il me faut absolument l’essayer. Je ne pourrais me l’offrir, c’est sur mais ça me permettra de me faire ma propre idée sur l’engin…

Essai moto Ducati 1098

La méchante claque que je prends à bord de cette moto sur laquelle je ne capte rien. Déjà au bout de la rue je voulais faire demi tour pour la ramener tellement qu’elle tremblait et ce bruit, j’avais presque honte de rouler avec ça. Dure comme du bois, terriblement inconfortable, brutale dans le bas des tours ce qui oblige à rouler avec un peu d’embrayage en permanence de peur de caler à chaque arrêt. Tout sauf intuitive… non mais c’est quoi cette blague ? Face au GSXR 1000 tellement onctueuse et douce, ce 1098 c’est du n’importe quoi… ces journalistes me prennent vraiment pour un con c’est pas possible ! Puis pendant mon essai, sans vraiment faire exprès, j’ose ou je n’ose pas, en tout cas au coeur d’un virage je redonne un coup de gaz sur l’angle… une sorte de grosse banane naturelle est alors apparue dans mon casque, une banane tellement forte et puissante que je ne voulais plus ramener la moto à la concession.

J’ai mitraillé de photo cette moto comme jamais jusqu’à maintenant. Je suis tombé littéralement amoureux non pas de la moto mais du plaisir qu’elle offre à son guidon. A son bord, c’est tape cul, ça claque, ça vibre, ça tremble… c’est tout sauf agréable, c’est limite chiant même… mais malgré ça, cette moto n’a aucune équivalence de tout ce que j’ai pu essayer… ZX10R, GSXR 1000, Hayabusa, ZZR, FZ1, K13R, Speed Triple… rien ni aucune moto ne donne de telles sensations là où les autres se ressemble si fortement en fin de compte…

Ducati 1098 S Streetfighter

Pourqui, pourquoi j’en sais rien, Ducati a osé sortir une 1098 en version Roadster. Identique à la version sportive, seul le haut de fourche diffère. On se retrouve ainsi sur une moto sportive au look d’un roadster. Là où les Japonaises sortent des Roadsters aux moteurs de sportive qu’ils rendent plus domptable, Ducati lui offre un Raodster Sportif au moteur explosif identique à la version sportive… l’expérience de conduite à bord d’un Streetfighter est plus que déroutant, j’avoue ! Même les journalistes moto à l’époque n’en reviennent pas…ce n’est pas pour rien que le Streetfighter a été élue moto de l’année en 2009 🙂

David Jazt amoureux du Ducati Streetfighter 1098 S

Le roadster Italien n’a aucun concurrent sur le marché même si certains ont voulu s’en rapprocher. Près de 1 cheval du kilo, c’est techniquement tellement démoniaque que peu de propriétaires ose rouler avec en abaissant au minimum les éléments sécuritaires de la bête. Le DTC sur 8 niveau, je ne descends jamais en dessous de 4 pour garder une certaine maîtrise de l’engin de mort. C’est simple, le Streetfighter est sans contestation possible la moto la plus violante que j’ai peu avoir entre les mains. Violente au sens propre du terme, la poignée de gaz n’est pas ici pour faire dans la dentelle et c’est en moins de 3 secondes que l’on aspire le 0 à 100, tout juste après avoir passé la seconde vitesse. Le Streetfighter est un véritable vélo, légère, les éléments carbone y contribue pour beaucoup. La partie cycle de sportive est ce qu’il se fait de mieux… pourtant depuis sont sortis les 1099, 1198 et 1199 puis aujourd’hui en 1299… qu’importe à mes yeux le 1098 reste le moteur alliant puissante / sensation la plus violant de la gamme Ducati…

Ducati Streetfighter plus qu’un combat, une guerre !

Le Ducati Streetfighter est une moto à part du marché des 2 roues. A ne pas confondre avec le 848 qui n’a que son esthétique en approche, le moteur du 1098 est une machine à ne pas mettre entre toutes les mains. D’ailleurs, si je m’écoutais, je ne devrais pas la mettre entre les mienne non plus tellement que c’est démoniaque. Une bonne partie des accélérations brutale se font en aptée ce qui fait monter le sang dans le cerveau d’une violence sans mesure. Ceux qui n’ont jamais goûté aux sensation du 1098 ne peuvent pas comprendre. Pour tout avouer, un GSXR 750 à côté c’est du mou de chat tout comme l’Hayabusa… certes je n’ai pas de bulle ce qui m’oblige à freiner mes hardeurs et tant mieux… aujourd’hui, si je devais changer de moto, je me prendrais une 1098 R que j’ai croisé à Caen cet été… on conserve le moteur du 1098 mais on gagne encore un peu de puissance pour arriver à 180cv, ça doit être une belle expérience de vie 😉

2015, David roulera en Ducati ?

N’en reste pas moins que tout motard qui se respect recherche sans cesse à évoluer dans sa conduite et dans son expérience motarde. Certes, j’adore ma moto, plus que toutes celles qui sont passées dans mon garage d’ailleurs, mais est-ce bien raisonnable de continuer sur une 1098 ?

Oui…

La réponse est oui… oui, car j’aimerais encore faire quelques tours de roue dessus et terminer les Dunlop que j’ai dessus pour repartir sur un train de Bridgestone S20 que j’avais adoré sur ma précédente 1098 S Streetfighter… n’en reste pas moins que le Streetfighter reste une moto onéreuse à entretenir et que je vais revoir ma copie quand je vais avoir les courroies et la révision des 18000km à faire dans quelqes semaines, c’est à dire pour février / mars 2015…

Et si je devais changer de moto en 2015 ?

Si je partais sur une nouvelle moto, faudrait vraiment qu’elle en vaille la peine, mais aussi qu’elle me fasse découvrir quelque chose d’autre que l’univers brutal du 1098… pour autant, j’aimerais bien et sérieusement un 1098 R, j’avoue voire même un 1098 S en sportive pour comparer avec mon Streetfighter… sauf que la concurrence se réveil en matière de sportive tel que le S1000RR 2015 au même titre que je me verrais bien au guidon d’un Diavel histoire de changer de type de Roadster… être motard, quelle aventure 😉 savoir savourer ce que l’on a ou au contraire oser découvrir de nouvelles chose à bord d’une moto… c’est aussi ça la passion de la moto… wait and see 🙂

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