Balade du 7 juin : on devait aller à Castellane, on a fini à Gréolières-les-Neiges

Dimanche 7 juin, rendez-vous habituel pour la sortie moto Jazt. Ciel dégagé, bitume sec, l’odeur du café avant de mettre le contact. Le programme était clair dans nos têtes : cap sur Castellane, les gorges, le Verdon au loin, la belle journée de roulage. On a fini à Gréolières-les-Neiges. Et l’histoire vaut le détour.
Le plein d’essence, cette légende qu’on oublie toujours
Tout est écrit partout, sur tous les sites, dans tous les briefings de balade : on part le plein fait. Pas à moitié. Pas « je verrai en route ». Le plein. C’est la base, le premier réflexe du motard qui roule vraiment. Evidemment je remets ça ici sur le ton de l’humour, car au départ, il y a une station essence juste à côté du point de départ de cette balade moto. En général on part d’une station essence, c’est un signe, non ? Si on partait d’un chateau d’eau, on remplirait sa gourde ? Sauf que ce matin-là, Cécile n’avait pas fait son ajustement au départ. Réservoir pas au max, et c’est parti quand même.
Une balade moto qui part de travers à peine 50km plus tard
Au milieu de la pampa, j’entends Cécile me hurler dessus qu’elle a besoin de prévoir de l’essence, elle est à moins de la moitié. Pourtant dans le groupe c’est Fred qui est celui qui a le moins d’autonome. Vous voyez venir la suite. Au milieu de la pampa, entre deux cols, loin de la première pompe, la petite voix monte : « Et si je tombe en panne sèche ? » Le stress. Les yeux rivés sur la jauge à chaque virage. Le rythme du groupe qui se cale sur l’angoisse d’un réservoir. On a coupé court, changé l’itinéraire, mis le cap sur Gréolières-les-Neiges — plus proche, plus sûr, le temps de rassurer tout le monde. Et le plus beau dans l’histoire ? Il restait largement de quoi rouler. Le stress, c’était pour rien.
Morale numéro un : le plein avant de partir, ce n’est pas de la paperasse. C’est ce qui fait qu’on profite de la route au lieu de fixer une aiguille.
Ça m’en rappelle une autre (et celle-là a coûté une demi-journée)
Cette histoire de plein, ça m’a ramené quelques années en arrière. Un gars qui venait régulièrement aux balades. Même configuration : on part en virée, l’ambiance est bonne, et au milieu de nulle part — panique totale. Lui, ce n’était pas l’essence. C’était les pneus. Train de pneus fini, vraiment fini, le genre où tu ne discutes pas. On a dû filer en urgence chez BMW Motorrad à Valence pour remplacer le train complet.
Résultat : une demi-journée immobilisé. La balade transformée en salle d’attente de concession. Morale numéro deux, qui rejoint la première : la moto se vérifie avant de tourner la clé, pas au milieu d’un col. Plein, pneus, niveaux, pression. Cinq minutes au départ contre une demi-journée gâchée. Le calcul est vite fait.
Et Gréolières-les-Neiges, dans tout ça ?
Franchement ? On ne l’a pas volé. La montée est belle, les épingles sympas à enrouler, et là-haut l’air change, la station respire le calme hors saison. Un imprévu qui s’est transformé en bonne surprise — c’est aussi ça, les balades : le plan B fait parfois la meilleure journée.





















Les participants du jour
Comme toujours, c’est le groupe qui fait la balade. Merci à tous ceux qui étaient là dimanche :
- Cécile
- Fred
- Hans
- Jean-Philippe
On remet ça quand ?
La prochaine sortie se prépare déjà. Si tu veux rouler avec nous, jette un œil à l’agenda des balades sur Jazt — et d’ici là, tu connais la consigne : le plein fait, les pneus checkés, et on se retrouve sur la route.






One Response
Allez, une petite minute culturelle :
« L’important, ce n’est pas la destination, c’est le voyage.» Stevenson.
Et quand on voyage avec une équipe aussi sympa, on veut bien se perdre un peu, car ça se termine toujours par un sourire, alors ce n’est pas grave…
À bientôt pour d’autres destinations imprévues.