5000km en Harley Davidson Streetbob 2014 Edition Spéciale

Le Streetbob en édition spéciale 2014 apporte quelques modifications face au modèle standard. Son coloris unique, bordeaux et gris, son guidon plat à la sauce Fat Bob, les pieds en avant… ici en matière de custom, il ne lui manque que le gros pneu à l’arrière pour être dans l’esprit “boober” comme j’aime ! J’ai voulu tenter l’expérience Harley Davidson pour découvrir une autre approche de la moto…  verdict !

Streetbob une moto custom à la cool !

Harley Davidson Streetbob SE 2014
Harley Davidson Streetbob SE 2014 à la Chapelle Chaussée

Il y a encore quelques mois, je n’y connaissais absolument rien en Harley Davidson. Certes, j’avais quelques notions comme tout le monde pour différencier un DYNA d’un SOFTAIL par exemple mais avec les différents moteurs possible ça se complique. Le Streetbob est une moto de type DYNA que l’on peut reconnaître avec ses suspensions arrières apparentes et son garde boue arrière coupé à mi-hauteur du pneu.

Harley Davidson de David Jazt
Harley Davidson de David Jazt

Ce qui m’a littéralement séduit sur cette moto c’est son look. Totalement décalé de ce que j’ai pu avoir jusqu’à maintenant, je voulais découvrir la moto sous un autre angle, et j’en ai eu pour mon argent. Un gros custom de 1700cc (1690cc pour les plus pointus) ou 103ci comme on le dit dans la marque. Ses doubles échappements, son gros réservoir, sa roue plutôt fine à l’avant et l’arrière bien arrondi… je suis plutôt fan du genre !

pieds en avant sur le Streetbob Harley Davidson
pieds en avant sur le Streetbob Harley Davidson

Sur le Streetbob SE 2014, l’une des particularités c’est d’avoir les pieds en avant. On peut dire ce qu’on veut, et chacun son approche en matière de custom, mais pour moi, un custom sans les pieds en avant ça n’a pas de sens. L’idée que je me fais d’un custom, c’est comme chevaucher un gros baril de pétrole, avec les pieds en avant tout en étant le plus bas possible. Faut dire que la selle du Streetbob m’arrive quasiment au dessus des genoux ou presque.

Et au guidon d’une Harley Davidson, c’est comment ?

Au guidon du Streetbob Harley Davidson (Spécial Edition 2014)
Au guidon du Streetbob Harley Davidson (Spécial Edition 2014)

L’approche est assez simple en fin de compte. La moto, bien que lourde, se manie assez bien, même à l’arrêt. Le système sans clé est bluffant d’efficacité, et les détracteurs de la marque on beau dire que ça se pirate facilement, que l’électronique n’est pas fiable ou je ne sais quoi, qu’importe, moi je suis emballé par le principe d’avoir la clé dans ma poche. Et si jamais on me vole mon pantalon, je peux toujours démarrer la belle avec un code PIN sur le guidon… et toc ! En même temps, c’est paradoxal car cette moto qui a une alarme de série (plutôt efficace pour éloigner les oiseaux) offre un bouchon de réservoir sans clé 😉

Expérience Harley Davidson
Expérience Harley Davidson

Je monte sur ma moto et j’ai tout de suite l’impression d’être un loubard Américain. Pourtant rien ne démontre que je sois un délinquant. La moto démarre dans un barouf du diable. Alors que je démarre la belle 6 étages plus bas que l’appartement, Laura m’entend démarrer comme si j’étais dans le garage… faut dire quelle tambourine le sol sur sa béquille à tel point que le guidon tourne tout seul jusqu’en butée alors qu’elle s’échauffe doucement les vocalises à 1250tr/mn avant de revenir à 820 / 870tr/mn une fois sur sa température de route.

moto Harley Davidson à Rennes
moto Harley Davidson à Rennes

Les premiers tours de roue sont plutôt déconcertants même si je suis bien content d’avoir déjà eu entre les mains des Harley Davidson pendant mes essais moto (essai moto Fat Bob, essai moto Fat Boy, essai moto night road, essai moto Road king et j’en passe…) car franchement ça n’a rien à voir avec une Ducati par exemple. L’empattement plutôt long n’offre pas une superbe sensation de stabilité sur la route, je trouve que le Streetbob se cherche sans cesse, ça fait travailler les cuisses.

Le moteur sur le Streetbob

Il y a le avant et le après Stage 1. Je n’entrerais pas dans le détail ici, ce n’est pas le but, mais je ferais un billet complémentaire prochainement à ce sujet…

moteur 103c Harley Davidson
moteur 103c Harley Davidson

On m’a toujours dis qu’une Harley ça se traine, c’est mou, ça n’avance pas. En fait, il ne faut pas se fier à son look de moto pépère. On peut très bien rouler à la cool, mais quand on souhaite, on peut l’énerver un peu et profiter d’accélération tout à fait honorable. Sans parler de vitesse de pointe démoniaque, une Harley c’est une moto qui offre un ensemble de sensation. La moto vibre, le moteur tremble, l’échappement crépite fort… à l’accélération on ne s’entend même plus hurler dans le casque… ça colle les fesses au fond de la selle, c’est vraiment plaisant et hautement suffisant pour se faire plaisir.

Balade moto en solo et à Saint-Malo

moto Harley Davidson 103ci
moto Harley Davidson 103ci à Saint-Malo

Avec un tel moteur ou même une telle moto, rien de tel que d’aller se balader en bord de mer en mode solo puisque le duo est impossible… en même temps je n’ai pas acheté une Harley pour faire de la moto en duo… J’avoue que de ne pas avoir Laura avec moi ce n’est pas la même et je préfèrerais pouvoir me balader avec elle. Soit à deux sur la moto ou chacun sur la sienne…

Balade moto en groupe

balade moto du dimanche avec les copains en Harley Davidson
balade moto du dimanche avec les copains en Harley Davidson

Mais rien n’empêche d’organiser des balades moto comme je le fais depuis plus de 10 ans. Le rythme est tout à fait bon, et personne ne se plaint en tout cas du rythme où je laisse pas mal de motard loin derrière à chaque virage. Mine de rien ce Streetbob enroule vraiment bien et permet même de prendre de l’angle sans trop se poser de question. Je crois que j’ai touché 3 fois depuis que je l’ai. La première fois, ça devait être en allant chez Jean-Claude, sur la bretelle de la quatre voie, ça tourne méchant et là ça a touché sur la droite. La seconde fois c’était en rond point en allant chez Hypnotik Cycles à Liffré, je ne m’y attendais pas… La troisième fois, y’a pas si longtemps que ça, lors d’une balade moto où j’ai pris un peu trop d’assurance sur la belle. Ayant l’habitude que ça ne touche pas, j’ai pris de l’angle en voulant suivre les copains… bien… j’ai fini par faire un tout droit !! olé 😉

Confortable le Streetbob SE 2014 ?

Street bob 2014 édition spéciale
Street bob 2014 édition spéciale

Voilà peut être l’unique tâche noire de cette moto. Le confort n’est pas de mise et même si j’ai beau me dire que ça va venir avec le temps, mon quintal me rappelle à l’ordre à chaque grande balade. Là où une grande balade était de l’ordre de 300km dans la journée, aujourd’hui, je prie d’un arrêt de 20mn au moins tous les 60 à 70km maxi, c’est infernal !

Garage de David Jazt
Garage de David Jazt

Harley n’est pas réputé pour son confort en dessous de la gamme SOFTAIL et j’étais, à la base, même prêt à prendre un Sportster qui se veut encore plus planche de bois. Harley Davidson Rennes a réglé les suspensions arrière sur plusieurs niveaux, entre le trop ferme et le tout mou, aujourd’hui réglé à 3 sur 5, on peut dire que c’est le compromis idéal mais ce n’est pas encore ça !

Attention aux lombaires sur les longs parcours !

David Jazt et sa Harley Davidson Streetbob
David Jazt et sa Harley Davidson Streetbob

Je comprends mieux pourquoi on voit souvent des gars en Harley sur les autoroutes et autre voie rapides alors qu’il y a de si belles routes sinueuses sur les côtés. En effet, tant que la route est “billard”, on peut enquiller 150km sans trop de problème. La position de conduite avec les pieds en avant force sur le dessus des cuisses et il faut compenser pour réussir à tenir la position surtout quand ça pousse vers 110 / 120km / heure. C’est con à dire et c’est la triste réalité mais c’est épuisant !

Le paradis du Streetbob : les petites routes de campagne

les vaches en campagne Bretonne
les vaches en campagne Bretonne

Avec le Streetbob, on se sent vraiment bien dessus tant que l’on n’a pas trop de bornes à parcourir. Le centre ville et sa périphérie est son terrain de jeu par excellence même si les petites routes de campagne sont plutôt sa destinée principale. Sur les trajets un peu plus longs, il faut vraiment prévoir des arrêts, au risque d’avoir le dos brisé pendant plusieurs jours et ça m’est arrivé à plusieurs reprises. C’est à partir de ce moment là que je me suis posé des questions quant à l’intérêt de rouler sur une telle moto moi qui aime tant rouler. Certes, je la trouve magnifique, le son est génial, la position de conduite j’adore aussi mais elle me brise les reins, et mine de rien sur les longs trajets j’en reviens même à vouloir prendre la voiture plutôt que la moto… c’est moche !

Comment améliorer le confort ?

selle monoplace sur Harley Davidson
selle monoplace sur Harley Davidson

Pour améliorer le confort sur une telle moto, je crois qu’il faut déjà que je perde un peu de poids. Si j’étais moins lourd, je n’aurais pas ce problème, du moins pas à de point. Donc déjà, la première cause dépend de la morphologie de chaque personne. Ensuite, il faut faire un bon réglage des suspensions, mais là encore ça ne changera pas la donne dès lors que l’on trouve la moto trop dure ! D’ailleurs, son premier propriétaire, Vincent L., l’avait vendu pour cette raison principalement : “elle n’est pas confortable !”. Aujourd’hui, je le confirme 😉

Harley Davidson à Saint-Malo
Harley Davidson à Saint-Malo

Dans l’idéal il faudrait changer la selle et mettre une encore plus épaisse ce qui permettrait d’amortir un peu les chocs. Ensuite, il faudrait remettre des commandes centrées pour éviter d’avoir une position où tout remonte dans le dos et que l’on puisse amortir un peu avec les genoux. C’est beau d’avoir les pieds en avant mais alors, et parole de motard, ce n’est pas du tout confortable sur les longs parcours. Le top serait de changer les suspensions arrière et d’en mettre avec un plus long débattement comme le propose Harley Davidson, mais pour cette petite opération il faut compter un bon billet de 1000 euros… stop ça suffit !!

5000km : Streetbob Spéciale Edition 2014

5000km sur le Streetbob
5000km sur le Streetbob

Cette moto est pour moi une véritable découverte. J’ai pu avoir une véritable Harley Davidson de 12690cc qui envoie du foin quand on en a besoin et qui en offre également à son pilote suffisamment pour avoir la banane à chaque ouverture de la porte du garage. Ce genre de moto demande à s’équiper un peu différemment, j’ai par exemple investi dans un casque moto de type Jet alors qu’à la base je suis plutôt contre.

lavage moto : produit meguiar's
lavage moto : produit meguiar’s

Le lavage de la moto est toujours un moment de détente que j’aime surtout avec les produits de qualité Meguiar’s que je recommande à tout motard qui aime sa monture 😉

Meguiars spécial moto
Meguiars spécial moto

Le résultat est toujours aussi magique en trois fois rien de temps, c’est le produit qui fait tout !

Conclusion de ces kilomètres à bord du Streetbob

Harley Davidson
Harley Davidson

J’adore ma moto. C’est simple, cette moto est sans commune mesure l’une des préférées que j’ai eu dans mon garage. Elle est tellement différente, elle offre un tel charisme, puis elle est tellement attachante. Elle a des défauts, c’est vrai, mais je la trouve canon. J’aime ce qu’elle dégage et elle en impose par elle même sans avoir besoin de se justifier. Je veux dire par là que personne ne vient me les briser à me demander à combien ça monte, si c’est bien ou pas… etc. c’est une Harley ! Les gens me font juste un sourire et les enfants me salue de la main, c’est magique 😉  Je ne parade pas pour autant, mais la moto a toujours fait tourner les têtes et quand celle-ci fait un tel bordel… difficile de passer inaperçu… et quand on me parle de chicane ou je ne sais quoi pour les autorités, je suis toujours passé devant eux, et j’ai eu aussi des sourires. Ils savent faire la différence entre les kékés qui roulent comme des cons et un gars peinard sur sa meule qui ne dérange personne mais qui, c’est vrai, raisonne un peu au loin dans la campagne…

jantes à bâton sur le Street bob
jantes à bâton sur le Street bob

En revanche, son gros point faible en dehors de son confort, c’est le freinage ! L’avant ralentit à peine la moto, mais vraiment. Est-ce du fait qu’il n’y a qu’un disque à l’avant ? En tout cas ça ne freine rien du tout et il faut tout le temps anticiper. L’arrière en revanche pile la moto mais alors l’ABS se déclenche tout le temps. Les freinages d’urgence, qui ne le sont habituellement pas, deviennent à chaque fois un moment de solitude où l’on se fait peur? C’est pénible, surtout à 40km/h la majeur partie du temps… E n anticipant au maximum, on limite ces situations, c’est surtout sur les routes de campagne où il faut faire attention quand les automobilistes coupent la route ou font genre qu’ils nous ont pas vu alors qu’ils ne regardaient pas 🙁

Harley Fat Boy en ligne de mire…

Conduite cruise sur le Fat Boy Harley Davidson
Conduite cruise sur le Fat Boy Harley Davidson

Voici celle qui remplacera probablement mon Streetbob. C’est un SOFTAIL Fat Boy. J’aimerais le prendre en 110ci, soit la nouvelle motorisation présentée par Harley Davidson cette année.

Fat Boy Harley Davidson 2016 grise
Fat Boy Harley Davidson 2016 grise

Véritable coup de coeur lors de mon essai, le Fat Boy est nettement plus confortable que mon “tape cul” de Streetbob même si pour le coup, elle est aussi nettement plus grosse.

Street bob Harley à Rennes
Street bob Harley à Rennes

Vous l’aurez donc compris, mon Streetbob va quitter mon garage dans les jours qui viennent vers de nouvelles aventures et avec un nouveau propriétaire qui la bichonnera, j’en suis certain. En attendant, me concernant, on va commencer à mettre des ronds de côté parce que le Fat Boy n’est plus dans la même catégorie, et les billets demandés pour l’avoir dans le garage sont un poil plus nombreux… il faut savoir être patient dans la vie 😉

Une pensée sur “5000km en Harley Davidson Streetbob 2014 Edition Spéciale”

  1. Bonjour,

    Et merci pour le partage de tes essais.

    As-tu essayé le Low-Rider (à partir de 2014) qui n’est n’y plus n’y moins qu’un Street Bob avec du confort, sans compter que le Fat Boy est bien moins manœuvrable qu’avant avec son gros boudin arrière (même si sa ligne est irrésistible surtout en version S). Sans compter la différence de prix entre les Dyna et Softail, Touring (en France en tout cas).

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