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[ESSAI] – BMW – K1200R – Un autre monde sous nos roues…

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[ESSAI] – BMW – K1200R – Un autre monde sous nos roues…

Ce K12R a tout pour lui, j’ai été bluffé par son efficacité, sa simplicité d’utilisation, sa prise en main, ses nombreuses options, son agrément de conduite, ses pneumatiques… bref… elle à tout pour plaire… mais vous l’aurez compris le top ça a un coût… et le prix du morceau en fera reculer plus d’un, moi le premier !

Comment résister à l’envie de toucher ce monstre bodybuildé K12R ? Comment être insensible à son charme et à ses formes ? 163cv en full ? C’est une plaisanterie ? Comment ça c’est BMW le constructeur de ce bolide hors du temps ? Va falloir que j’aille voir ça…

Quelle sensation de puissance lorsqu’on est à ses côtés, quel respect qu’il impose. On sent tout de suite que l’on a affaire à une moto d’un autre monde ici, d’un autre cachet et d’une très très belle finition. Durit d’aviation, suspension avant particulièrement réfléchie avec le système de maintien à deux niveau, ABS avec répartiteur de freinage avant et arrière équivalent au Dual CBS de chez Honda, cardan lubrifié à vie : nullement besoin de l’entretenir, il est garantie à vie de la moto ! non cette K12R n’appartient au même monde de la moto que les Japonaise, maintenant à voir ce qu’elle vaut sur la route au commande d’un petit débutant comme moi… verrais-je la différence avec une telle machine face à un 1200 Bandit… allons y !

Pendant que le K12R chauffe le concessionnaire me fait une présentation rapide de la moto avec le système de maintient en charge de la batterie même si elle ne roule pas l’hiver, avec la présentation du moteur et son inclinaison à 55° permettant un centre de gravité au plus bas, avec le présentation de l’instrumentation de bord sur l’ordinateur donnant full d’informations, servant ou non mais ça en met plein la vue à l’acheteur potentiel que je suis. Le plus déroutant dans l’affaire reste l’histoire des clignotants. On tourne à gauche il faut appuyer à gauche, on tourne à droite il faut appuyer à droite… pour arrêter les clignotant, il faut appuyer à droite aussi bien pour la gauche que l’autre… logique non ? Vous n’avez pas tout suivi ? Moi non plus… on va tendre le bras, c’est nettement plus simple !

Enfin je chevauche la bête qui m’indique pouvoir faire 120km avant de tomber en rade d’essence, déjà, je ne vais pas pouvoir aller loin alors que le concessionnaire m’annonce pouvoir traverser la France sans souffrir de mon fessier… j’en doute, mais allons-y !

La position de conduite est magnifique même si j’ai du mal à placer mon pied droit correctement, de plus il glisse du cale pied qui n’agrippe pas du tout, c’est déstabilisant sur les 200 premiers mètres. Le pied butte aussi dans le moteur qui dépasse sur le côté, on se dit qu’en chutant ça n’épargnera rien la cheville… pas grave, on en a deux… autant à faible vitesse on doute de ses capacité à guider ce monstre autant une fois lancé on se sent vraiment à l’aise à son guidon. L’engin de la DDE (rooh, je suis dur) se manie avec une grande facilité et avec grand plaisir. La première approche est vraiment agréable et on a vite envie de se retrouver sur les petites routes pour mieux se rendre compte du travail de cette fameuse suspension avant dont ils font toute une histoire…

Le moteur est une véritable catapulte. C’est exactement ça que je cherche sur une moto, elle répond exactement comme je le vois lorsque je pense « moto ». Bien sur, elle n’envoie pas aussi fort qu’un GSX-R, mais elle a un moteur vraiment souple et terriblement efficace du bas jusqu’en haut, sans surprise, sans à-coups, on en devine le comportement ce qui facilite l’anticipation, c’est vraiment agréable ! j’ai envie piloté THE machine qui me convient et ça me rassure de savoir qu’il existe une moto qui me correspond au niveau du moteur… merci BMW !

La partie cycle de ce K12R est plaisante également mais légèrement déroutante surtout pour un coup d’essai comme cette fois. Commençons par ce frein arrière qui ne sert strictement à rien. Une impression de dureté empêche un freinage unique au pied, on s’empresse sur le levier où deux doigts suffisent pour s’arrêter même après un fond de 2… c’est assez paradoxal, c’est une moto qui ne laisse pas de marbre pendant l’essai, c’est impossible ! elle est vive et prend de l’angle vraiment de manière instinctive, elle n’invite qu’à une chose : le jeu !

Equipé en option d’un pot Laser, je l’ai trouvé assez timide même si les « poc poc poc » à la décélération faisaient tourner les têtes des piétons aux ronds points, les gamins me faisaient de grands sourire, comme quoi l’araï est bien insonorisé, je dirais même, hélas ! Quelques options intéressantes aussi, les jantes sports, l’alarme BMW, les clignotants blancs et les poignées chauffantes. C’est incroyable cette sensation de chaleur en roulant par temps frais comme en ce moment, la position 1 suffit bien pour garder les mains au chaud… génial comme système, une première pour moi !

Bon les petits moins qui font que ça terni un peu le tableau : le tableau de bord avec son compte tour ridicule en haut sur fond blanc où l’on ne voit rien. Le compteur de vitesse où l’on se demande si l’on roule à 80 ou à 130 car l’aiguille n’est pas assez contrastée avec le fond de compteur, l’ordinateur de bord qui indique le rapport engagé, mais de manière trop petite en haut à droite et du coup on quitte la route du regard à chaque fois. Non, je n’ai pas aimé ce compteur et c’est important car c’est ce que l’on regarde le plus avec la route. Mais bon, ce n’est pas pénalisant au point de rebuter l’achat de celle-ci, ni même le fait qu’il n’y ait aucune place dans le coffre ce qui empêche le transport d’une chaine ou d’un U. En même temps, elle dispose d’une alarme assez efficace…

Ce K12R a tout pour lui, j’ai été bluffé par son efficacité, sa simplicité d’utilisation, sa prise en main, ses nombreuses options, son agrément de conduite, ses pneumatiques… bref… elle à tout pour plaire… mais vous l’aurez compris le top ça a un coût… et le prix du morceau en fera reculer plus d’un, moi le premier !

3 réponses

  1. […] une sorte d’Hayabusa Allemande.En version sans bulle, j’avais eu plaisir à essayer le K1200R… dur de s’y retrouver non […]

  2. […] incroyable… cet essai me permet de mettre à jour, indirectement, l’essai du BMW K 1200 R que j’avais réalisé il y a quelques années… et que j’avais bien aimé, alors […]

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