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Suzuki Bandit 1250 K8 : La grande sœur…

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Suzuki Bandit 1250 K8 : La grande sœur…

« Super la blague David ! Tu nous a déjà présenté la moto de Aude, tu ne vas pas en remettre une couche, on a compris que ce Bandit 650 K8 te plaisait… quoi ? Comment ça ? Une 1250 ? Ah… pardon… »

Bandit x 2

Difficile aux premiers abords à différencier les deux machines l’une côte à côte si on les prend de face entre le 650 et le 1250… pourtant ici je vais vous parler de mon essai du 1250 Bandit 2008 en version Naked (nu) et sans ABS pour ainsi dire la version de base. C’est vrai j’avoue avoir vraiment accroché avec le 650 malgré le fait qu’il soit encore en rodage pour le moment. Il est plaisant à conduire bien qu’un peu bas mais c’est normal vu la longueur des jambes de sa propriétaire et un poids un peu élevé, c’est vrai !

LIGHT

En fait ma motivation première à me pencher vers un 1250 Bandit c’est avant tout pour un usage quotidien, économique. Limite à lui installer un top case et à m’en servir pour mes trajets boulot / dodo ce qui m’éviterait de mettre des bornes inutilement au Gex, parfois (car on ne met jamais de bornes inutile sur un Gex hahaha !). Disons que mon approche serait d’avantage vers un usage utilitaire qu’en réelle moto passion comme peut l’être mon GSXR… et pourtant… je vais être surpris !

Les deux principaux atouts de cette machine lorsqu’on regarde sa fiche descriptive chez le concessionnaire sont le moteur – un 1250cc – à bord et le prix de l’ensemble relativement bas pour la prestation offerte et bien proche du Bandit 650cc. On va arrondir à 2000€ entre les deux hors promo, chose assez rare chez Suzuki (lol). Pour moins de 8 000€ pièce on peut repartir avec cette 1250, de la couleur que l’on souhaite, frais de mise à la route et plaque inclus sans oublier la carte grise… ça laisse réfléchir d’autant plus qu’on peut la trouver en occase récente pour 1000€ à 2000€ de moins encore… Si ce prix discount est en avant il doit bien y avoir une raison… rien ne vaut un essai pour mieux s’en rendre compte… de plus j’aime vraiment la petite sœur, pourquoi ne pas adopter la grande ?

Je dois bien avouer que sa gueule me plaît bien. Bien qu’un peu timide, ou alors parce que le re-stylage n’est pas assez osé, je la trouve relativement charmante cette grande sœur. Disons que c’est une moto « classique » aujourd’hui mais qui de par son phare rond ne me laisse pas indifférent. Le tableau de bord se rapproche de celui du 650 si ce n’est que la zone rouge sur la grande semble débuter plus bas de 2000 tours si je ne me trompe pas. La partie cycle doit être un peu revu pour encaisser la charge du 1250, mais à première vue pas de grand changement…

Au démarrage, même rituel que sur le 650, les aiguilles montent et descendent le temps de l’inscription GSF sur le digital. En démarrant la bête on sent un son nettement plus marqué, plus envoutant se rapprochant de ma référence qu’est celui d’une Kawasaki Z 750, ma première mobylette. Boîte à air ? Pot d’échappement un peu différent ? Je la sens un peu plus virile sans être forcément plus lourde que la petite sœur ou alors rien de bien marquant. La moto d’essai à 1500km, peut être que ça joue aussi, en tout cas elle est plus rauque que sa petite sœur, c’est plaisant. J’enfourche la belle et retrouve immédiatement mes marques. Je suis assis plus haut, du coup les jambes moins pliées, mais ça semble normal vu qu’ici elle est à sa hauteur d’origine. J’enclenche la première sans indication visuelle, absence du rapport engagé sur le tableau de bord… dommage ! Ça ressemble vraiment trait pour trait à la petite si ce n’est cette sonorité bien plus « présente »…

Premier feux rouge en quittant la concession, je fais ronronner le moulin par de petite rotation de poignée. Elle réagit immédiatement, aucun moment de latence… vite le vert… vite le vert… je trépigne d’impatience de goûter à cette 8000€ euhhh… 1250cc… VERRRRRT !!

Respectons les temps de chauffe… Grrr !!! Je pars donc mollo, l’embrayage est progressif et agréable. Le point de patinage est instinctif et on parcourt les premiers kilomètre ensemble comme si je ne l’avais jamais quitté. La boîte accroche un peu cependant, étonnant pour une Suzuki qui m’a souvent bluffé en la matière (surtout sur l’Hayabusa). Rien de bien gênant mais difficile de revenir de la 3 en première sans taper du pied… feeling moyen avec les freins, ça manque de mordant et de progressivité, une habitude à prendre surement. Du coup on appuie plus fort et là ça vient d’un coup…

Enfin en campagne, j’en profite pour faire quelques photos, le tour également en vidéo et cherches le jeu des 7 différences le temps d’enfiler à nouveau l’équipement… je vais faire monter un peu la sauce pour voir ce qu’elle a dans le ventre… j’ouvre en grand en première… waouuuuhhhh ça pousse rudement fort malgré que l’aiguille du compte tour ne soit pas encore au dessus de 6000 tr/mn, j’enchaine sur la deux jusqu’en zone rouge puis la trois jusqu’à 7 ou 8000tr/mn puis je relâche la poignée étant en apnée… oulà… ça pousse fort ce machin… incroyable d’atteindre de telle vitesse en si peu de temps… j’en crois pas mes mirettes et j’en remets une couche à la moindre occasion… je n’ai passé la 6 que par formalité d’essai car ça redevient relativement moud passé la 4… je dis bien relativement car le couple omni présent relance la machine de guerre sans problème malgré mon quintal… ça pousse rudement fort cette 1250cc, je ne m’y attendais pas à ce point… la 2 et la 3 sont jouissives, tout vient rudement bas dans les tours et ça catapulte bien sous un son rudement agréable… quel couple ! J’irais presque jusqu’à dire que ça se conduit comme un Speed Triple ou un bon gros SV 1000, en moins violent tout de même… mais tout est sur le couple… inutile de chercher à monter absolument dans les tours…

Puissante… vraiment !

Donc déjà nous sommes d’accord, elle pousse fort, monte vite dans les tours, réagi bien à la rotation de la poignée et aime se lancer à vive allure sur les routes de nos campagnes… encore faut il éviter deux trois trucs qui seront là pour nous rappeler que nous ne sommes pas sur une sportive mais sur une moto à vocation totalement différente… car là où ça devient plus aléatoire dans la conduite c’est la suspension… ça drible, ça s’enfonce et ça ne met pas en confiance sur l’angle… limite à vouloir se redresser si l’on freine en même temps que l’on tourne, c’est désagréable, mieux vaut anticiper… lors du freinage on entend le frein avant frotter, ça fait une drôle de sensation… « Pourvu que ça tienne » !

Hormis un freinage aléatoire qui manque surement de puissance comparativement au moteur qui lui est agréable, malgré une suspension trop molle cette Bandit 1250 K8 est une bonne moto. Économique à l’achat, surement autant pour les grosses révisions tous les 25 000km (quoi que je n’y crois pas trop, faut bien faire des vidanges, non ?!) et non plus tous les 12 000km son seul point auquel il faut faire attention c’est le pneu arrière qui part en fumée à priori si l’on y mets de la gomme tendre… le BT 21 sera parfait donc… en fait le B12 est au B6 ce que la B-King est au GSR…

Beaucoup de points positif pour cette grande sœur finalement et à partir du moment où l’on connaît les limites de ce qu’on peut lui demander je pense qu’elle peut être la parfaite compagne pour les trajets quotidiens et les duos du week-end… après tout c’est tout ce qu’on lui demande, non ?

Les + :

  • Gueule de roadster
  • Moteur coupleux à souhait
  • Position de conduite agréable
  • Sensation moteur / plaisir de conduite global
  • Sonorité agréable
  • Son prix canon

Les – :

  • Freinage aléatoire
  • Suspension molle
  • Feeling train avant
  • Selle dure
  • Manque un peu d’allonge (roooh, ce n’est pas une sportive ! lol)

One Response

  1. 8 motos au départ de la plus courte balade de l'histoire ! dit :

    […] moto d’Alban, un Bandit 1250… vire moi cette chicane […]

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