C’est la première fois que je suis arrêté aussi longtemps dans ma passion de la moto. Et c’est précisément quand on est privé de son jouet que l’on se rend compte à quel point la passion est là, et à quel point elle manque.
Ces petits riens qui font une passion
Vous le savez sans doute aussi bien que moi : la moto, ce ne sont pas seulement les grands roadtrips ou les balades entre copains soigneusement préparées. Ce sont aussi tous ces petits moments que l’on ne remarque même plus tant ils font partie de notre quotidien.
Un petit tour pas loin, juste histoire de se dégourdir les pneus. Même s’il fait un peu frais. Même si les copains n’ont pas envie de venir rouler ce jour-là. On enfile le casque, on démarre, et on part quand même, parce que c’est plus fort que nous.
Et puis il y a ces passages en concession. On y va « juste pour voir », on fait le tour du showroom, on s’arrête devant une moto à laquelle on n’avait pas forcément pensé au premier abord, on la détaille du regard… et on se surprend à se donner envie. Qui n’a jamais rêvé devant une machine qu’il n’imaginait pas du tout acheter en franchissant la porte ?
Le soir, on s’endort en pensant à sa belle qui attend dans le garage, et on a déjà hâte de la chevaucher à nouveau le lendemain ou le week-end suivant.

Quand tout s’arrête du jour au lendemain
Seulement voilà : parfois, tout s’arrête du jour au lendemain. Sans prévenir. Et quand une passion est aussi forte que peut l’être la moto, c’est difficile à vivre.
Cela fait maintenant plus de deux mois que je suis à l’arrêt, un arrêt imposé. Autant vous dire que c’est vraiment frustrant. La moto est là, le garage est là, l’envie est intacte… mais impossible d’aller rouler.

Et ça l’est encore plus quand les spécialistes m’expliquent que j’en suis à peu près à la moitié du chemin. La moitié, avant de pouvoir marcher à nouveau avec suffisamment de stabilité pour me permettre de reprendre le guidon. Il faut donc encore être patient, et la patience n’a jamais été la première qualité d’un motard privé de sa moto.
Ce que cette pause m’apprend
Si cette période a un mérite, c’est celui de remettre les choses à leur place. On réalise la chance que l’on a de pouvoir rouler, simplement, quand on en a envie. Ces petits tours que l’on faisait presque machinalement prennent soudain une tout autre valeur.
On mesure aussi à quel point la moto, c’est bien plus qu’un moyen de transport ou un loisir : c’est une part de nous-mêmes. Un équilibre, une respiration, une manière de vivre. Et quand elle manque, c’est tout cet équilibre qui vacille.
Alors, en attendant, je continue à suivre l’actualité, à préparer les articles du blog et à rêver des routes que je reprendrai dès que possible. La passion, elle, ne s’est jamais arrêtée.

D’ailleurs, je me projette déjà sur mes prochaines vacances en Corse. Ses routes de montagne, ses virages au-dessus de la mer… elle m’appelle chaque année. Même si, je vous l’avoue, tous les ans je me demande si je ne vais pas plutôt tenter la Sardaigne !
Et vous, comment vivez-vous vos pauses ?
Je suis sûr que beaucoup d’entre vous ont déjà connu ça : une blessure, un hiver trop long, une moto immobilisée, des contraintes personnelles ou professionnelles… Comment avez-vous vécu ces périodes loin de la selle ? Qu’est-ce qui vous a aidé à patienter ? Venez le partager en commentaire, vos témoignages me feront du bien, et ils en aideront sûrement d’autres.
Une chose est certaine : ce jour où je pourrai enfin enfourcher à nouveau ma moto, tourner la clé et entendre le moteur, il aura une saveur toute particulière. Il approche, petit à petit. Et croyez-moi, je compte bien en profiter comme jamais.
À très vite sur la route !





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