Goldwing Bagger DCT : Bilan des 15000km

La Goldwing est une moto intemporelle. Quelle que soit la situation, le moment, le lieu, les personnes se retournent sur elle. Jeune, moins jeune, homme, femme, tout le monde a un avis sur la Goldwing. Pourtant, on n’en croise pas beaucoup sur les routes, en dehors des beaux jours l’été. La Goldwing était un rêve, une envie depuis toujours, un objectif même, j’en envie de dire. Mais, alors, cette Goldwing dans la vie au quotidien ? Voici le bilan des 15000 km à son guidon !
Goldwing Bagger DCT 2023
Au quotidien, la Goldwing est une moto qui en impose. Elle est large, longue, imposante et néanmoins accessible. C’est une moto plutôt basse, facile à enjamber et à mener. Elle démarre dans un feulement de guêpe, sans vibrer, simplement.
Son tableau de bord, bien qu’un peu vieillissant, n’en reste pas moins séduisant avec ses aiguilles et ses affichages à cristaux liquides. On aime ou pas, ce tableau de bord fait partie de son charme.
Un gros moteur, une boîte auto, un confort pullman
Rouler en Goldwing, c’est l’assurance de passer un bon moment, dans le confort, la sécurité. Difficile de se sentir en danger à bord d’une Goldwing. On profite de l’instant présent et ce, seul, ou à deux. La Goldwing est une moto imposante, c’est vrai, mais avec une agilité de chat. A vrai dire je n’ai jamais fait frotter la Goldwing dans les virages car il faut vraiment la surmener pour que ça frotte. Disons que son gabarit n’incite pas à rouler fort ni à prendre de l’angle au point de faire frotter tout ce qui dépasse. Avec le temps, la conduite devient sage, de plus en plus sage, au point que l’on en perd presque l’âme du motard pour se rapprocher un peu plus d’un scooteriste… boîte de vitesses ultradouce oblige, il suffit d’accélérer pour avancer.
Boîte DCT, plus de vitesse à passer au pied
Le fait d’avoir une boîte de vitesses DCT, on n’a plus l’embrayage à la main et le passage des vitesses au pied. Avec tout ça, on perd les sensations de passer les vitesses, il suffit de tourner la poignée de gaz pour s’envoler avec le couple camionesque de la GL 1800. Tout devient simple, on ne peut plus caler dans les côtes, les vitesses s’enchainent facilement, simplement, presque trop même. C’est triste à dire mais ça en devient quasiment un gros scooter cette Goldwing 1800 DCT. Je ne dis pas que l’on s’ennuie à bord puisqu’on peut écouter la radio, mais tout devient si facile que l’on perd notion du temps et du risque.
Aucune progression dans la conduite
Cette magnifique moto propose des qualités et des défauts. La principale imperfection de cette Goldwing, c’est qu’au bout d’un moment on s’ennuie à bord de cette moto. On s’ennuie car en dehors de tourner la poignée de gaz, il ne se passe pas grand-chose. Certes, le moteur est rond, plein, omniprésent, mais la partie cycle est trop stable, les pneus collent à la route non pas parce qu’ils chauffent, mais avec le poids de la moto… c’est trop simple finalement et ça en fait tout son charme, c’est le paradoxe de cette moto ! Certes, elle est commode, attachante, performante, cependant on s’ennuie dessus. Pas d’accélération démoniaque, tout s’anticipe simplement. Une route dégradée compensée par des suspensions incroyables. Voilà, je pense avoir bien synthétisé ce qui se passe au bout d’un moment avec la Goldwing !
Une envie de prendre le petit frère par moments : le Forza 750
Comme la Goldwing n’est ni plus ni moins que le double d’un Forza 750, par moment j’avais envie de changer pour prendre ce Forza et m’offrir plus de souplesse en ville, plus d’autonomie, plus de polyvalence. Dans le fonctionnement, une Goldwing ou un Forza 750, ça fonctionne exactement de la même manière, le confort en moins. Confort en moins par rapport à une Goldwing, remettons l’église au cœur du village.
Un grand merci à la Goldwing pour ses 15000km à son guidon
L’autre côté de cette Goldwing, c’est son approche plutôt joueuse sur les routes de montagne de l’arrière-pays niçois. C’est ce côté de la moto qui fait qu’elle est si attachante. Elle procure des sensations de quiétude rarement obtenues jusqu’à présent sur une moto. Dès que l’on enfourche cette moto, on se sent en sécurité, à l’abri et son couple lui offre vraiment une conduite plaisante. Un peu sage, mais plaisante et pour le gabarit de la belle, on lui pardonne.
Le Top des défauts agaçants sur cette Goldwing
La Goldwing est une bonne moto pour celui qui sait l’apprécier à sa juste valeur. Ce n’est pas un missile comme la K1600GT par exemple, mais c’est une excellente compagne au quotidien, bien plus discrète qu’une Harley Davidson. Voici cependant quelques points pénibles à bord de la GL18 Goldwing Bagger DCT. Aucune moto n’est parfaite, mais alors cette Goldwing par moment détient des points faibles, réellement pénibles !
Témoin de pression de pneu
Le top 1 revient au témoin de pression de pneu. Il faut sans cesse refaire la pression des pneus. Les témoins sont trop sensibles, donc à la moindre baisse de température les témoins s’allument et par la suite on s’inquiète pour rien. Finalement, ces témoins sont là pour indiquer que l’on a une crevaison, mais en fait au quotidien ce témoin sert simplement à signaler un changement dans la météo, c’est insupportable !
Les valises de la Goldwing
Pourquoi n’ont ils pas proposé des valises extensibles comme on en trouve chez BMW ? Les valises de la Goldwing sont des vide-poches, on n’y met pas grand chose. C’est dommage car elle est électrique et se verrouille automatiquement avec la moto lorsque l’on coupe le contact. En ajoutant un principe de pouvoir les rendre extensibles, on aurait eu une Goldwing vraiment parfaite !
Autonomie réduite pour une routière
Avec un réservoir de 21 litres, on peut s’attendre à une autonomie aux alentours de 300 km. D’ailleurs le tableau de bord estime le nombre de kilomètres restant avec fort optimisme car en réalité, la Goldwing dépasse rarement les 250 km avant de repasser à la pompe. La jauge à essence est pénible d’ailleurs. La réserve s’allume alors que l’on frise à peine les 230km pour recharger le réservoir aux alentours de 250 km, c’est pénible. Certains joueront avec la contenance du réservoir, j’ai jamais réussi à exploiter totalement le réservoir de cette moto. À plusieurs reprises, je frisais les 280 km, il me restait encore au moins 2 L d’essence. Pourtant, cela laisse supposer que ça faisait plus de 60 km que je jouais avec le feu ! Quand ça clignote au tableau de bord, ce n’est jamais agréable de chercher à rouler de cette façon. Le fait que ça clignote incite à avoir l’œil dessus, et donc forcément on finit par vite aller à la station-essence. C’est franchement agaçant !
Un GPS vraiment aléatoire de série
Quels que soient les réglages du GPS au niveau de la carte, difficile d’obtenir autre chose que ce que l’on voit ici malgré les possibilités de changer les couleurs soi-disant. Le seul point fort de ce GPS était d’avoir le retour vocal dans les hautparleurs sans avoir besoin d’un intercom sur le casque. Un intercom c’est sympa pour discuter pendant une balade moto, pour le quotidien, je n’en vois pas l’intérêt : écouter de la musique ? Passer un appel ? Suivre les indications GPS ? Est-ce indispensable ?
On se retrouve n’importe où, on cherche son chemin, le GPS ne sait pas dans quelle ville ou lieu on se trouve actuellement, on doit le taper à la main. De plus, il ne comprend pas la destination si on écrit pas exactement comme lui le souhaiterait. « Saint-Malo, St-Malo, Saint Malo, St Malo… » comment écrire Saint-Malo dans ce GPS qui ne capte pas où l’on veut aller. Finalement parfois on prend une intersection, un POI à côté de la destination, etc., car le GPS de la moto estime que l’on n’est pas assez précis. Vraiment agaçant ce GPS ! C’est bien pour ça que le CarPlay était l’option la plus simple finalement…
Galerie photo Goldwing Bagger DCT 2023
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Alors je vais être honnête mais j’ai adoré cette Goldwing. D’ailleurs c’est une moto que j’ai gardée longtemps dans mon garage pour moi à mon niveau. Presque 3 ans. 3 ans ça peut être pas grand chose pour certains, mais pour moi c’est réellement beaucoup. En général, lorsque j’achète une moto, je pense déjà à la suivante. Là avec la Goldwing, impossible de savoir vers quoi m’orienter pour la suite. Il était improbable que je trouve sa remplaçante si je continuais dans le même type de moto. une K16GT vous dites ? Pas de boîte auto…
Je dois redistribuer les cartes pour reprendre d’autres repères si je change de genre de moto, c’est pourquoi j’ai pris un roadster pour repartir à 0 et m’offrir des possibilités diverses par la suite. Excellent moment à bord du Goldwing Bagger, c’est une moto que j’ai vraiment adorée. Par ailleurs, j’y reviendrai quand je serai dans la bonne tranche d’âge. Pour le moment il est encore un peu tôt, j’ai bien d’autres choses à découvrir avant d’y revenir…


































