(Re) Essai du Dyna Fat Bob : Harley Davidson à Rennes

Dyna Fat Bob Harley Davidson à RennesDe nouvelles sensations, une nouvelle approche de la moto et de son univers… à force de venir faire un tour à ma concession moto Ducati, je m’arrête cette fois au niveau d’Harley Davidson voir un peu ce qu’on peut me proposer, sorte alternative totale à ma Ducati 1098. Je souhaite essayer une moto mythique, emblématique qui représente l’esprit motard chez Harley. Dyna, Softail, Muscle… 3 sortes de moto… attends, je vais t’expliquer…

Dyna, Softail, Muscle… 3 types de moto chez Harley Davidson

Concession Harley Davidson Rennes

Qu’on me reprenne si je me trompe mais chez Harley Davidson en fait c’est assez simple de comprendre les bases (si je me plante ce sera pas aussi simple en fait, lol) : nous avons 2 sortes de chassis : le DYNA avec suspension arrière apparente et le Softail suspension cachée. Le Dyna à un comportement plus ferme que le Softail. Le Muscle c’est en fait deux motos le VSCRoad et le NightRoad, deux motos développées avec la complicité de Porsche. C’est bon ? Après il existe 5 familles de moto chez Harley Davidson : le roadster, la routière, le muscle… merde il m’en manque deux… faudrait que j’y retourne essayer les autres 😉

Le Softail : une beauté d’Harley

Ci dessus la superbe Fat Boy… magnifique… tu notes que l’on ne voit pas la suspension arrière… bon, je ne vais pas m’écarter du sujet initial mais en fait le Fat Boy est le Fat Bob mais en version Softail. Le Fat Bob a un moteur de 1600cc alors que le Fat Boy a un moteur de 1700cc. 100cc de plus pour le Boy mais ça compense l’écart de poids entre les deux motos… sincèrement je la trouve canon cette Fat Boy mais son prix aussi est canon, elle avoisine les 21K€ contre 16K€ pour la version DYNA… tu as tout compris ?

Les couleurs de carrosserie chez Harley Davidson

Un détail certes, mais en fait chez Harley Davidson la couleur de base c’est le noir brillant. En option sont toutes les autres couleur monocolor mais également bi color, et avec finition à la main… impressionnant toutes les solutions possibles. Tous les ans, de nouvelles couleurs rendent la moto unique et collector. Mais par défaut, une Harley Davidson c’est noir. Le savais-tu ?

Présentation de l’Harley Davidson Fat Bob

Chrome à bord du Fat Bob

On peut me dire ce qu’on veut, et même si je rédige cet essai une bonne semaine après qu’il se soit déroulé et qu’entre temps j’ai essayé une Victory Judge, une Harley reste une Harley à tout point de vue. A l’arrêt déjà, le Fat Bob est magnifique, avec de l’inox un peu partout (sur la Fat boy c’est du chrome, c’est encore plus beau), un double optique du plus bel effet, une selle accueillante qui donne envie de poser son cul dessus… allez on y va… on a tout le temps pour l’admirer à l’arrêt !

Compteur du Fab Bob Harley Davidson

Un guidon large et un sacré compteur posé sur le réservoir ! j’adore… vivement qu’on démarre le tractopelle ! Ici pas de compteur qui s’arrête à 120 km… j’aime autant que le compteur de la Victory Judge 😉

Regardons le moteur d’un peu plus près de cette Fat Bob Dyna Harley Davidson

Cette moto Harley Davidson développe 75cv (soit la moitié de ma Ducati 1098) pour un couple maximum de 12,9 Nm à 3500 tr/mn. Elle pèse 305Kg soit quasiment le double de ma Ducati 😉 Deux fois moins de puissance pour deux fois plus de poids… ça annonce la couleur !

Allez, on met du gaz, il est temps de rouler, la route m’attend !

Fat Bob noir Rennes Harley DavidsonAprès m’avoir fait une présentation rapide de la bête Américaine, un petit topo sur les clignotants qui finalement s’est avéré particulièrement agréable à l’usage, l’alarme de série sur toutes les Harley tout comme le transpondeur (principe que j’adore – sur Victory ça n’existe pas de série ni l’un ni l’autre), le compte tour, le principe de monter tous les rapports le plus vite possible puis de cruiser peinard en évitant de trop rétrograder pour conduire sur le couple, jusque là rien de compliqué même si je ressents bien le poids de la grosse lorsque j’ai du faire un demi tour avant de partir, genre déplacer une grosse bagnole à l’arrêt et direction assistée en moins… pas simple !

Je démarre enfin la bête ! Mon dieu, ça bourdonne sourd, ça vibre, tout gigote dessus… j’adore ! J’enclenche la première sous un gros * Glonk * typique, et je commence à avancer la meule sous un son de péniche qui fait sa vidange au port, blop blop blop… terrible, génial, je signe !

Sur les routes et départementales Bretonnes

Comodo sur un Fat Bob Harley Davidson

Dans mes souvenirs les plus lointain, j’avais pour sensation d’une moto qui coupe court, ne freine pas et fou les boules dans les virages… forcément, en pilotant un GSXR le Fat Bob fait pâle figure à côté, et même le Ducati 1098 le met minable si on ne regarde que niveau performance… mais une Harley s’apprécie à sa juste valeur pour ce qu’elle est et à ce niveau là elle en offre bien plus qu’on pourrait le laisser supposer. Se laisser bercer, sous une symphonie Américaine et une facilité d’enfant. Cette moto est tout simplement excellente à mener. Le couple omniprésent offre de belles sensations, ça vibre juste comme il faut, ça entraine son pilote dans une plaisir sans fin… quel bonheur !

Les gros points faibles du Fat Bob, Dyna, Harley Davidson Rennes

Contrairement à mes souvenir, la moto est stable et se pilote facilement. Le couple est bien présent et lors de mon essai je n’ai même pas rupté. A croire que mon bicylindre m’apprend à apprécier les belles mécaniques. Le principal défaut de cette moto en revient à son freinage particulier. Tout se passe sur l’arrière finalement et on joue très peu de l’avant et encore moins du frein moteur. C’est là toute la magie de cette moto. Une fois que l’on a compris ça, ça se conduit comme une Harley je suppose… c’est lourd, large, patau mais ça offre d’excellente sensations… en tout cas, j’adhère complètement !

Fat bob en stage 1 chez Harley Davidson Rennes

Le second petit point faible si je puis dire provient de ses échappements. Ici la moto était en stage 1 avec un échappement qui, certes faisant un joli son, manquait tout de même un peu de coffre. Il claquait bien à la décélération, mais j’aurais voulu quelque chose d’un peu plus présent… sans doute un défaut à cause de ma Ducati qui fait un boucan du diable 😉

Les gros points forts du Fat Bob, Dyna, Harley Davidson Rennes

Tout d’abord et on pourra me dire ce qu’on veut c’est une Harley et non une moto qui veut s’en rapprocher. C’est un peu comme mon SV 1000 S, c’est effectivement une moto en bicylindre, je suis bien d’accord mais ça reste une Suzuki, nous n’en sommes pas au niveau de Ducati et encore moin de ma Streetfighter 1098 S. Bien là c’est pareil, Harley Davidson n’a pas à frémir de Victory comme on me le laisse supposer.

Quelqu’un qui veut une Harley et qui aime la moto n’ira pas acheter un VN 1700 de chez Kawasaki, ma main à couper… quant à Victory… je glousse gentiment, elle vaut à Harley ce que Suzuki vaut à Ducati ! Oser me dire que Victory fait du tord à Harley… un peu de sérieux !!

Au niveau entretien, le forfait des révisions est à 225 € soit quasiment une petite trentaine d’Euros de plus que sur Victory si j’en crois ce qu’on me dit. Tous les 8000km sur les deux marques.

Pneumatique Harley Davidson : attention au budget !

Là où ça fait mal ce sont les pneus chez Harley, il faut compter 500 € le train complet pose incluse car ce sont de pneus dédiés et nous n’avons pas trop de choix… on pourrait trouvé ça excessif mais avec un train de pneu on peut parcourir entre 35 et 40 000km… quand on pense que sur ma Ducati on fait 2 pneus arrière pour 1 pneu avant… avec l’arrière on fait à peu près 6000 km et l’avant le double… faites le calcul, une Ducati / Suzuki n’est pas plus économique au final… faut juste anticiper le budget pneu à l’avance…

selle confortable du Fat Bob à Rennes

La moto est superbe sous tous les angles même si je préfère l’arrière du Fat Boy au Fat Bob trop droit pour moi mais à priori ça peut s’arranger… d’ailleurs chez Harley Davidson tout peu s’arranger… le catalogue accessoire est tellement vaste qu’aucune moto ne peut être identique et c’est ça aussi une des grandes forces d’Harley Davidson, pouvoir avoir la même moto que le voisin sur la base mais la transformer complètement avec des accessoires complémentaires…

Conclusion de cet essai routier du Fat Bob Harley Davidson Rennes

Bien pourquoi pas ! Oui oui, vous avez bien lu… pourquoi pas un Fat Bob ou un Fat boy (j’adore le chrome et son look roadster Américain). Cette moto m’a laissé un goût de bonheur en arrière bouche, un goût de nouveauté tel que j’aimerais bien pour la suite… rouler peinard sans prise de tête et sans risque de se retrouver à 150km/h en claquant des doigts comme sur n’importe quelle moto que j’ai pu avoir jusqu’alors… bon, par contre la note risque d’être salée entre le Stage 1, le petit pot qui va bien non homologué bien sur mais surtout les pauvres valoches que l’on peut mettre, qui ne sont pas en dur… voilà bien le gros point faible pour voyager et si je devais changer un jour ce serait pour (re) faire du duo (et oui, je suis célibataire les filles) et voyager à moto… chose qui me semble plus délicat avec Harley, enfin du moins avec le Fat Bob car la Roadking… c’est une tout autre histoire…

Galerie photo de cet essai routier Harley Davidson Fat Bob

Et toi ? Tes impressions sur cette Harley Davidson ?

As tu déjà roulé en Harley Davidson ? Aimes tu ce genre de moto ? Préfères tu les customs de manière générale qui ne sont pas Harley Davidson ? Voire même soit disant la concurrente marque Victory ? Laisse un commentaire, ne fais pas ton timide…

8 réponses sur “(Re) Essai du Dyna Fat Bob : Harley Davidson à Rennes”

  1. Pour certain avoir une breitling est un signe de réussite …. Pour d’autres avoir la chance d’avoir une Fat bob donne t il le même sentiment de puissance? et bien largement , bien plus fort et intense.

    C’est vraiment l’achat indispensable dans un foyer. sourire… Blague dans le coin.

    Je viens de me trouver une superbe Fat bob, black denin. C’est vraiment une belle moto, la plus belle ( logique c’est la mienne). Ceci dit elles sont nombreuses à être envoutantes. Je l’aime bien même avec son bec de canard sur l’arrière tant décrié dans les forums et ses 2 phares ronds. Je lui laisserai certainement sa personnalité.

    Première approche , légère émotion face à l’engin, cela fait 15 ans que je n’ai pas fait de moto et j’avais une 600 transalp. ( J’ai malgré tout repris une heure de cour sur plateau) . Elle est en stage 1 . J’appuie sur le bouton, super bruit, mais sans excès Je n’aurai pas de soucis avec le voisinage et elle sera confortable pour mes oreilles. Il y a certainement plus puissant, plus intense comme sonorité, mais à mon gout cela a parfois un cote trop ostentatoire .
    Des les premiers 100 m , je me sens dans mon élément , je reste malgré tout prudent. Une fois le moteur chaud, bien sur je teste l’accélération. Ouah un véritable stunami, la sensation est énorme, mais sans brutalité., petit coup d’oeil sur le compteur, je ne suis qu’a 110 km/h. Sécurisant , il y a un rapport émotions par rapport à la vitesse qui me va bien.

    La pluie commence à tomber j’ai 120 km a effectuer. Je reste hyper prudent dans Nantes: la moto à prendre en main, la circulation, la bonne direction à trouver Je ne suis pas vraiment à l’aise dans les ronds points que je négocie très prudemment . Je me fais même sur prendre par une légère glissade de la roue arrière, dans un rond point sur une ligne blanche . ( je crois que j’ai fait l’erreur de rétrograder trop rapidement). Ensuite sur la route, malgré la pluie que du bonheur, le plaisir est au rendez vous. J’adapte ma vitesse à l’état de la route et aux conditions météo.

    Je vais reprendre un cour sur plateau avec ma moto, pour gagner en confiance et dans un soucis de sécurité.

    Enfin je suis un chanceux et je suis face à de nombreuses heures de plaisir.

    Ms

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