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[ESSAI] – Kawasaki – ZX6-R quelle pêche pour une pomme verte !

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[ESSAI] – Kawasaki – ZX6-R quelle pêche pour une pomme verte !

Alors passer du roadster à la sportive ? Oui ? Non ? Je dirais plutôt « pourquoi pas » si jamais on se sent prêt à garder la tête froide et que l’on est prêt à rouler sur les poignets au quotidien, en gardant en tête que l’on est sur une machine vraiment puissante même en 106cv, chose qui n’est pas forcément agréable en ville ou à basse vitesse. En revanche cette position sportive met en confiance et permet de mieux faire corps avec la moto…

Et si l’idée de prendre une sportive me traversait la tête ? Comment est-ce que Kawasaki répondrait à ma demande à ce niveau là. J’aimerais bien sauter le pas, si je m’écoutais et me laisser guider vers ces monstres, non pas pour leurs puissance démoniaque mais pour l’esprit, leurs légèreté, leurs facilité d’utilisation et leurs sensation à bord.

Il me présente alors le crapaud sur lequel je vais faire quelques tours de roue pour mieux me rendre compte de ce que c’est de rouler sur une sportive. Elle est splendide. Ce vert pomme me plait terriblement, je la trouve canon. Premier tour du propriétaire, on retrouve l’instrumentation pratiquement égale au Z1000 sauf que l’on perd la jauge à essence mais l’on gagne un chrono, ça veut tout dire… Mon concessionnaire démarre l’engin de guerre. Il me parle mais je n’entends rien derrière ce son de moto GP alors qui chauffe la machine qui fume tout ce qu’elle peut dans son Micron sous selle carrément déchicané. Quelle mélodie, quelle chanson, ça chante encore mieux qu’à la Starac’ !

Elle sort de l’atelier et de sa révision des 6000km. Son pneu arrière est neuf, il va donc falloir y aller mollo, ça tombe bien je n’avais pas trop envie de poser le genou ce soir, hahaha ! Son ancien propriétaire s’en est séparé pour prendre un ZX10-R, ça veut bien dire ce que ça veut dire… vivement que l’on quitte ce parking pour mieux s’en rendre compte…

Je monte à bord et me sens tout de suite un peu con là-dessus. C’est terriblement petit et c’est avec regret que je refuse de vous inviter à bord. Egoïstement je pars seul en enclenchant cette boîte rudement dure et peu agréable finalement. Je ressens la même précision que sur le SV… c’est-à-dire un peu flou, peut être du au fait qu’il s’agissait d’une occasion de 6000km, mais alors ça m’inquiète. Nous sommes bien loin de la précision du GSX-R à ce niveau là. J’enroule ce premier rapport et passe la 2 assez vite alors qu’en fait j’étais même pas à 5000 sachant que ça monte à près de 14… ça laisse une idée du bordel que ça fait et l’envie de passer la zone industrielle de manière un peu plus discrète qu’en sortie de la concession où tout le monde me regarde avec de grands yeux…

Me voici rendu sur une portion de quatre voies avant de me retrouver sur de petites routes de campagne bien bosselées. Ça envoie. Mais alors ça envoie franchement, de manière totalement déraisonnable très bas même si ce n’est pas très coupleu, cette sonorité donne une impression de vitesse c’est incroyable. A régime constant ce « bruit » devient fatigant, il faut soit rouler au dessus soit en dessous car ça devient insupportable… fond de 2, j’enquille sur la 3, ça monte fort mais c’est nettement moins impressionnant que le GSXR où l’on se demande à quoi servent les autres rapports… et ça pousse beaucoup moins brutalement que sur le Z1000… ici on passe volontiers la 4 et la 5 afin de relancer la troupe en ouvrant à toc sur chaque rapport en descendant ceux-ci pour retrouver de la cavalerie et quelle cavalerie ! On s’amuse de manière bien plus virile que sur le GSR mais le principe de fonctionnement reste le même : pour plus de sensation il faut tourner la manette à fond et jouer des rapports de vitesse sans cesse… mollo les pneus sont neuf et ça décroche un peu sur l’angle, rien de rassurant même si cette ZX6-R donne une impression de facilité bien plus vite que sur le GSX-R 750 sur lequel j’ai eu du mal finalement à trouver mes marques. Le freinage ne m’a pas l’air d’être terrible sur ce ZX6-R, il manque cruellement de feeling, c’est soit ça freine soit ça freine pas, c’est très déstabilisant et on a vite fait de faire plonger la fourche involontairement en arrive aux abords d’un rond point. Sans doute une question d’habitude, mais à ce niveau là, une fois de plus j’avais trouvé le GSX-R nettement plus progressif et agréable, même à basse vitesse.

Finalement cette position radicale n’a rien de pénalisante au contraire, on se sent vraiment à l’aise à partir du moment où l’on arrondi un peu le dos et que l’on plie les bras… dès que l’on a compris ça, tout ce passe mieux et les bras s’en sortent mieux après quelques kilomètres.

Le 600 ne me semble pas être le meilleurs compromis, même pour commencer voire même l’inverse… on a tout le temps envie de monter dans les tours pour s’amuser un peu, un peu trop même… j’ai trouvé le GSX-R plus agréable au niveau du moteur et du freinage mais j’ai préféré la prise en main du ZX6-R. en rechange j’ai trouvé stupide cette bulle qui ne sert à rien – je suis surement trop haut et mal placé – car en plus d’être trop basse, elle coupe le champ de vision sur le compteur déjà illisible à la base et du coup c’est à plusieurs reprises que l’on se rend compte réellement à quelle vitesse on roule… oui oui, il faut garder un œil, là encore, sur le compteur afin de ne pas trop se faire piéger…

Alors passer du roadster à la sportive ? Oui ? Non ? Je dirais plutôt « pourquoi pas » si jamais on se sent prêt à garder la tête froide et que l’on est prêt à rouler sur les poignets au quotidien, en gardant en tête que l’on est sur une machine vraiment puissante même en 106cv, chose qui n’est pas forcément agréable en ville ou à basse vitesse. En revanche cette position sportive met en confiance et permet de mieux faire corps avec la moto… même si l’avant peut sembler un peu léger ou autre défaut, cette position aide à gommer ces sensations désagréables ! Elle permet aussi de comprendre les lois de gravité autrement et invite volontiers son pilote à quitter les routes pour se rendre sur circuit et quand je vois à quel point les copains s’y amusent, même si on peut y aller avec un 500 CB, ça donne envie de se joindre à la partie… avec la sportive qui va bien !

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